LES cours du pétrole ont poursuivi leur repli vendredi dans le sillage de l'essence et du gaz naturel, tombant à leur plus bas niveau depuis trois mois alors que les fonds spéculatifs continuaient de vendre massivement.
Vers 16H00 GMT (18H00 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre, référence sur l'International Petroleum Exchange (IPE) de Londres, reculait de 52 cents à 26,50 dollars, après avoir ouvert à 27,15 USD et clôturé jeudi à27,02USD.
Le Brent n'était pas descendu aussi bas depuis le 20 juin. A New York, le prix du brut de référence (Iight sweet crude) pour livraison rapprochée en octobre perdait 65 cents à 28,17 USD.
Les cours du pétrole s'étaient un peu appréciés dans la matinée en raison d'inquiétudes sur les dégâts que pourrait causer l'ouragan Isabel aux installations pétrolières américaines et d'un accident survenu la veille sur une plate-forme pétrolière en mer du Nord.
Mais ils sont rapidement repartis en baisse, poursuivant le repli technique entamé la semaine dernière. « C'est une continuation de la tendance baissière observée depuis la semaine dernière, avec des ventes agressives de fonds spéculatifs», a souligné Tony Machacek, opérateur de la maison de courtage Prudential Bache.
«La principale source de faiblesse semble venir des cours de l'essence,
«Un autre facteur est la faiblesse des cours du gaz naturel après les chiffres du Département américain de l'Energie (Doe)», a ajouté le courtier.
Dans son rapport hebdomadaire publie jeudi, le DoE a signalé une hausse de 4,06% des stocks de gaz naturel la semaine dernière, un chiffre supérieur aux attentes des analystes. C'est la plus forte hausse enregistrée depuis début juillet.
De plus, M. Machacek a relevé l'impact négatif d'»un certain renversement de la situation des marchés financiers ces derniers jours».
Le marché des obligations s'est stabilisé et les marchés boursiers sont un peu sous pression, ce qui peut influencer le marche pétrolier», a-til estimé.
Par ailleurs, le marché observait toujours les développements de l'ouragan Isabe1 dans les Caraibes.
Selon le Centre national des Ouragans (National Hurricane Centre, NHC), Isabel, dont les vents soufflent jusqu'à 260 km/heure, est «un ouragan extrêmement dangereux»
IL est trop tôt pour spéculer «sur les endroits de la côte est des Etats-Unis
En outre, un accident dû à une fuite de gaz est survenu jeudi sur la plate-forme pétrolière Bravo en mer du Nord (nord-est de l'Ecosse), faisant deux morts.
Le géant anglo-néerlandais Shell, qui exploite la plate-forme, a fermé var mesure de précaution ce site qui produit 165.000 barils par jour de brut.
Les analystes ont également noté de nouvelles indications de statu quo lors de la réunion de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) le 24 septembre à Vienne.
« Le ministre du Pétrole en Iran a dit qu'un retour de l'Irak sur le marché pourrait peser sur les cours l'année prochaine et a appelé l'Opep la prudence quant à ses niveaux de production » ont indiqué les analystes de la maison de courtage Sucden.
« L'Arabie Saoudite a indiqué jeudi à ses clients internationaux que les livraisons d'octobre seraient inchangées par rapport
à septembre», ont-ils relevé. qui pourraient être affectés par Isabel», a cependant prévenu vendredi le NHC. qui sont en pleine dégringolade», a-t-il précisé.