Après la contusion ayant régné jeudi dernier, un consensus s'est établi hier autour du cadre légal des discussions et de la participation d'un plus grand nombre de syndicats à ces discussions
GOUVERNEMENT patronat-syndicats engagés dans des discussions en vue de la conclusion de la trêve sociale, se sont accordés hier à la cité de la Démocratie sur les bases d'un contrat social tripartite marquant ainsi le début du consensus indispensable à l'accalmie souhaitée sur le front social.
Lors de la journée d'hier intervenant après l'extrême confusion qui a régné la veille en raison de l'éclatement au grand jour des conflits, rivalités et autres frustrations dans le monde syndical, l'adoption d'une méthode de travail par les trois parties impliquées dans ces échanges constitue une réelle avancée dans cette concertation.
Malgré la présence encore dans les rangs de quelques extrémistes peu convaincants, le monde syndical amené par les principales centrales que sont l'Usap, de Christiane Bitougat, la Cosygya de Martin Allini et la CGSL de Francis Mayombo, a effectivement oeuvré dans le sens souhaité la veille par le Premier ministre, Jean-François Ntoutoume Emane.CONSENSUS *Le chef du gouvernement ayant appelé les uns et les autres acteurs sociaux à faire preuve de responsabilité et de patriotisme en cette période cruciale pour le pays. Ce, en faisant taire leurs intérêts personnels et égoïstes pour respecter l'engagement pris lors de la rencontre au sommet du 22 août dernier à la présidence de la République.
Cette volonté marquée d'œuvrer de concert en vue de la conclusion de la trêve sociale traduit effectivement un retour de la sérénité au sein du monde associatif grâce à la forte implication es ministres André Mba Obame, et ceux des départements impliqués dans les discussions, mais aussi du facilitateur, Louis-Gaston Mayila. Lesquels, présents encore hier dans la salle Mengane, ont de manière concertée avec les représentants syndicaux, admis le principe d'une plus grande représentativité des syndicats en élargissant le nombre de participants à ces travaux.
Cet élargissement à tous les syndicats représentés au Conseil économique et social, répond effectivement à un souci partagé d'obtenir un large soutien au répit social voulu par le président Omar Bongo, à travers son appel lance aux partenaires sociaux, à la nation gabonaise, lors de son discours du 17 août 2003.
L'autre élément majeur à l'actif de ce troisième jour de discussions porte sur l'adhésion de la majorité des composantes syndicales à une exigence d'un cadre juridique à ces discussions. Une exigence formulée au préalable par l'Usap et inscrite dans la plate-forme des syndicats rendue publique à ouverture le 9 septembre dernier.SOUTIEN *L'acceptation L'acceptation par le gouvernement, le patronat et les travailleurs de ce contrat tripartite, dont le contenu doit être discuté lors des derniers jours de travaux, ne cache pas moins une volonté partagée de ces trois "partenaires" d'atteindre les objectifs assignés à cette rencontre.
D'autant plus qu'à la suite de discussions houleuses, le consensus s'est dégagé pour que les termes du contrat social soient respectés par tous une fois adopté. Et pour les participants aux d'hier prennent réellement conscience des droits et devoirs qu'impose ce contrat liant les parties engagées dans ce dialogue ouvert pour donner un contenu commun à la trêve sociale souhaitée par le président de la République.
Après le démarrage douloureux des travaux avant l'exposé du ministre d'Etat à l'Economie et des Finances, et les risques de blocages que l'on craignait effectivement, cette volonté de naviguer dans le même sens et sur des bases saines et concrètes, s'est traduite également lors des débats à huis clos d'hier à travers l'adoption commune de mécanismes de mise en oeuvre, notamment par le soutien à l'instauration d'un comité et de suivi et d'arbitrage.
Reste qu'à trois jours aujourd'hui de la fin des discussions prévue le mardi 16 septembre prochain, le contenu de ce contrat tripartite devrait se dessiner à la suite du débat qui devra s'ouvrir autour du chapelet de revendications administratives, économiques, financières et sociales.
Au lendemain de l'exposé du ministre de l'Economie et des Finances, Paul Toungui indiquant clairement les raisons qui participent côté gouvernemental à la conclusion d'une trêve sociale, les échanges s'annoncent à nouveau ardus autour de l'acceptation par toutes les parties d'un certain nombre de points, d'exigences, de concessions.