Le président de la République gabonaise, Omar Bongo, a signé deux décrets réduisant le nombre des conseillers de l'Etat et les indemnités de fonction pour l'ensemble de ces agents, a-t-on appris de source officielle à Libreville.
Le gouvernement entend ainsi donner l'exemple aux partenaires sociaux, en négociations depuis le 9 septembre pour aboutir à une trêve sociale, réclamée le 22 août par le chef de l'Etat gabonais afin de faire face à la crise économique qui touche ce pays pétrolier d'Afrique centrale.
A la présidence, le nombre de conseillers est divisé par deux, soit 90 agents contre 180 en vertu de ce décret, a précisé à l'AFP le secrétaire général à la Présidence, Mamadou Diop.
Les indemnités de fonctions qui s'élevaient officiellement de 150.000 à 500.000 francs CFA (de 230 à 760 euros) seront réduites, selon le journal pro-gouvernemental L'Union, citant le décret signé par le président, actuellement à l'étranger.
Cette mesure répond aux attentes de nombreux organismes. Le Fonds monétaire international (FMI) avait demandé une réduction du train de vie de l'Etat, en vue de la conclusion d'un accord triennal, après dix mois de laborieuses discussions.
Reprenant une revendication syndicale, des opposants politiques comme Me Pierre Agondjo Okawe, avaient également suggéré début septembre qu'à la place d'une trêve sociale, la classe politique gabonaise accepte "une réduction du nombre de parlementaires et des membres du gouvernement" pour améliorer les finances publiques de ce pays d'un million d'habitants.