Les partenaires sociaux gabonais devraient présenter jeudi à Libreville leurs revendications au gouvernement et au patronat pour aboutir à une trêve sociale, réclamée par le président Omar Bongo, a-t-on indiqué mercredi de sources syndicales.
Débutées le 9 septembre, ces négociations qui devaient s'achever mardi, vont se poursuivre jusqu'à la fin de la semaine, le temps pour le gouvernement d'étudier ces revendications, ont précisé des représentants syndicaux.
Réunis en commissions sectorielles (public, para-publique, privé) depuis lundi, les syndicats vont présenter jeudi une nouvelle plate-forme commune après avoir exposé leurs premières demandes la semaine dernière.
"Chaque groupe a fait le point et nous allons présenter nos revendications au patronat et au gouvernement", a indiqué à l'AFP le président du Syndicat libre des transporteurs terrestre du Gabon, Jean-Robert Meunier.
Ce syndicat n'avait pu être admis aux négociations la semaine dernière qu'après avoir fait "l'état de siège devant le bâtiment", a-t-il ajouté.
D'autres, "pas suffisamment représentatifs", selon un syndicaliste refoulé, n'ont pu participer à ces négociations. Ce qui a provoqué la grogne de certains syndicalistes: "le gouvernement n'a besoin que des syndicats qui l'empêchent de travailler lorsqu'ils font grève", s'est insurgé l'un d'entre eux.
"On leur a demandé d'apporter une plate-forme revendicative, ils ne l'ont pas fait. Personne n'a été exclu", a estimé la présidente de l'Union des syndicats de l'administration publique (Usap), Christiane Bitougat.
Le chef de l'Etat gabonais avait réclamé le 22 août une trêve sociale, invoquant la crise économique, qui se traduit par des grèves à répétition dans les secteurs public et privé, et les efforts du gouvernement pour parvenir à un accord avec le Fonds monétaire international (FMI).