Les étudiants de l`Ecole nationale des Arts et Métiers (ENAM) et ceux de l`institut national de la jeunesse et des sport (INJS) ont posé des barricades sur la nationale 1, unique voie d`accès à l`intérieur du Gabon, a constaté sur place la PANA.
A l`origine de ce mouvement d`humeur, le non paiement de leur bourse et des frais dont ils bénéficient depuis une dizaine d`années, explique les étudiants qui dénoncent qu`«on donne facilement et régulièrement de l`argent aux partis politiques, même les moins représentatifs sur le territoire national (...)».
Le mouvement de grève qui est parti de l`Université Omar Bongo Ondimba de Libreville en décembre dernier, s`étend dans le secteur privé.
La bourse trimestrielle est de 87000 francs CFA et les étudiants souhaiteraient qu`elle atteigne 130000 F CFA, estimant que depuis plusieurs années, d`autres financements qui leur reviendraient de droit, ne leur sont pas alloués.
Les étudiants appuient leur requête sur un arrêté qui fixe les taux de bourse d`entretien et d`allocation aux élèves et étudiants boursiers au Gabon et à l`étranger, arrêté signé le 25 mars 1996 par le ministre des Finances de l`époque.
Selon cet arrêté, les étudiants et élèves gabonais poursuivant des études au Gabon ou à l`étranger, lorsqu`ils sont boursiers (...), doivent bénéficier d`une allocation de renouvellement et entretien des trousseaux scolaires d`un montant de 90000 F CFA par an dans la zone CFA et 180000 F CFA dans d`autres zones.
Le mouvement de grève a débuté mercredi et il était difficile d`emprunter la nationale 1 à hauteur des ces établissements. L`arrêt des cours se poursuit jeudi et les étudiants conditionnent la reprises au versement de l`allocation d`études.