La palme d'or revient cependant à la Côte-d'Ivoire qui a obtenu le gros des lauréats issus pour la plupart de l'Université de Cocody. Le Gabon, avec trois admis sur six, réalise un bon score.
LES travaux du 12e concours d'agrégation de médecine, pharmacie, odonto-stomatologie, médecine vétérinaire et productions animales du Conseil africain et malgache pour l'enseignement supérieur (Camès) ont connu leur épilogue hier, à la cité de la Démocratie.
Le président de la République, assisté de son épouse, le Dr Edith-Lucie Bongo Ondimba, est venu personnellement rehausser de sa présence l'important événement qui consacre, après dix jours de travaux, l'oeuvre" excellente du Camès, dont le concours d'agrégation reste incontestablement le plus prestigieux parmi ses différents programmes et celui qui permet à l'Afrique de regarder, ainsi que l'a déclaré Mme le ministre d'Etat en charge de la Santé publique, Paulette Missambo, les autres avec fierté.
Le vice-président de la République, le Premier ministre, chef du gouvernement, Mme le président de la Cour constitutionnelle et plusieurs membres du gouvernement ont pris part à cette cérémonie d'annonce solennelle des résultats des épreuves de ce douzième concours qui s'achève sur une note de satisfaction générale, de l'avis des différents délégués.
Ainsi, sur 121 candidats au départ, seuls 73 ont franchi la ligne d'arrivée. Soit un pourcentage de 60,83% pour une nette amélioration de 3% par rapport à Dakar il y a deux ans. Pour. le secrétaire général du Camès, le Pr Mamadou Moustapha Fall, c'est le meilleur score que le Conseil africain et malgache pour l'enseignement supérieur réalise dans ces disciplines de médecine générale, pharmacie, odonto-stomatologie, médecine vétérinaire et productions animales depuis 1982, date du démarrage de ce concours.
APPORT CONSTANT. Dans son discours, le président-fondateur, directeur général de la Conférence internationale des Doyens des Facultés de médecine d'expression française, le Pr André Gouazé a reconnu les qualités des candidats ayant pris part au concours. Malgré les échecs qui sont, a t-il dit, logiques dans toute oeuvre humaine. Saluant le président de la République, chef de l'Etat, Omar Bongo Ondimba, il a reconnu son apport constant et la preuve de son engagement en faveur de la promotion de la science en Afrique.
Le mot de circonstance du président du Comité consultatif général, Thea Célestin Gokou a abondé dans le même sens. Non sans rappeler aux nouveaux professeurs agrégés et/ou maîtres de conférences désormais attitrés que leur succès d'aujourd'hui ne devra pas leur faire perdre de vue l'essentiel "bien que parvenus au Kilimandjaro du savoir". Il s'agira donc de cultiver l'humilité et de rester toujours dévoués envers l'humanité qui aura tant besoin de leur expertisé avérée.
Le secrétaire général du Camès a pour sa part, tressé des lauriers aux différents organisateurs qui, chacun à son niveau, selon sa petite parcelle de pouvoir, aura su donner le meilleur de lui-même afin que les travaux de ce douzième concours tenu à Libreville, après la sixième édition édition en 1992, soit une réussite.
VOLONTÉ DE REBONDIR • Ceci étant, par les voix du ministre d'Etat, ministre de l'a Santé publique, Paulette Missambo et du ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation technologique, Vincent Moulengui Boukossou, le gouvernement s'est félicite de l'initiative prise par le président de la République de doter notre pays d'une université des sciences de la santé. Car, selon eux, le succès obtenu dans l'organisation de ce douzième concours constitue un réel motif de satisfaction pour la communauté hospitalo-universitaire de l'USS d'Owendo, pour le rectorat et l'ensemble des personnels administratif, technique et de service, réunis au sein du Comité national d'organisation.
Mme le ministre d'Etat a du reste assuré le Pr Mamadou Moustapha Fall, de la gratitude du gouvernement gabonais, sur lequel le Camès pourra toujours compter pour le renforcement de ses capacités institutionnelles, d'intervention au sein de nos systèmes de formation et de recherche, pour en accroître l'efficacité.
A l'endroit des candidats malheureux, elle a dit : "il y a mieux que les paroles du baron de Coubertin. Oui, l'essentiel n'est pas seulement de participer, mais de se relever car j'estime pour ma part, qu'un échec est nécessaire, le deuxième forme la volonté et si on se relève du troisième, c'est qu'on est un homme. Cette pensée de la tradition primordiale devra vous inciter à réviser l'intérieur de votre compétence, pour ne pas vous décourager si vite" a t-elle conseillé.
Cela avant la phase réservée à l'élévation au grade de Chevalier de l'Ordre international des Palmes académiques du Camès de trois compatriotes : les professeurs Bertrand Mbatchi, Fidèle Nzé Nguema et Vincent Mintsa Mi Eya.
En clôturant les travaux, le ministre Moulengui Boukossou a souhaité un bon retour des candidats dans leurs pays respectifs.