51 délégués (parmi lesquels trois Gabonais) de 23 pays africains prennent part, depuis hier au Méridien Ré Ndama, à un atelier sous-régional de sélection des formateurs des pays membres du CREFIAF Conseil régional de formation des institutions supérieures de contrôle d'Afrique francophone subsaharienne).
A la fin de l'atelier, 30 participants seront retenus et invités a participer au programme sur la conception et l'élaboration des cours et techniques de formation.
Les participants qui vont remplir avec succès les conditions requises par ce programme recevront le diplôme de spécialiste de l'IDI (Initiative de développement de l'Organisation internationale des institutions supérieures de contrôle) et ils seront appelés à jouer un rôle primordial dans la formation au sein de leur institution supérieure de contrôle (ISC) et au sein du CREFIAF.
Afin de choisir les meilleurs candidats, l'IDI a développé un nombre d'activités qui permettront de tester les compétences des participants par rapport à certains critères déterminés.
La mission de l'IDI est d'aider les ISC, en particulier dans les nations émergentes et en voie de développement, à améliorer leurs capacités de vérification et à répondre efficacement à des problèmes émergents de vérification à travers la formation et le partage d'information.
A ce jour, 232 membres du personnel des institutions supérieures de contrôle ont été diplômés du programme régional de formation à long terme, comme spécialistes de l'IDI.
L'atelier de Libreville, qui prend fin vendredi après-midi, consacre la poursuite des activités du programme de formation du CREFIAF.
Il vous souviendra, en effet, que c'est l'atelier sur la vérification financière et la sensibilisation à la fraude, tenu à Bamako du 6 septembre au 8 octobre 2004, qui a constitué le lancement effectif du programme de formation du CREFIAF.
Les assises de Libreville constituent donc la deuxième phase opérationnelle dudit programme.
En ouvrant les travaux, le garde des Sceaux, ministre de la Justice, Honorine Dossou Naki, a estimé que les assises de Libreville arrivent à point nommé dans la mesure où elles visent à sélectionner les futurs instructeurs devant assurer la formation continue au sein des institutions supérieures de contrôle, en vue de promouvoir et de renforcer les capacités opérationnelles.
Pour jouer ce rôle capital qui leur est assigné et demeurer le rempart irremplaçable quant au respect des principes la bonne gouvernance, les institutions supérieures de contrôle, doivent, selon Mme Dossou Naki, figurer parmi les administrations les lus qualifiées des pays en développement.
«L'un des défis majeurs que les pays africains sont tenus de relever dorénavant est la bonne gouvernance ; ceux-ci implique une gestion saine et transparente des finances publiques et le respect de l'obligation corrélative de rendre compte. A cet égard, les institutions supérieures de contrôle sont appelées à jouer un rôle capital», a remarqué Mme Dossou Naki.
Le garde des Sceaux, ministre de la justice a sensibilisé les animateurs de l'atelier sur la notion de rigueur afin que l'objectif recherché au cours des travaux soit atteint.
Honorine Dossou Naki a également invité les 51 participants à l'atelier à tout mettre en oeuvre pour être retenus comme futurs instructeurs au terme des travaux.
Cet atelier, qui a pour but de sélectionner des candidats qui formeront la future génération des spécialistes de la formation de l'IDI et du CREFIAF, va permettre aux ISC de la sous-région d'augmenter le nombre de leurs formateurs en matière de contrôle des finances publiques.
«Je considère comme acquis que les différents délégués appelés à subir des tests seront retenus comme futurs instructeurs afin de promouvoir la formation continue qui est le principal objectif poursuivi par le CREFIAF dans le cadre de la première étape de son programme triennal 2004-2006. Mais, cela implique une participation active et pleine des intéressés aux travaux d'orientation et d'évaluation qui vont se dérouler pendant quatre jours», a relevé le premier président de la Cour des comptes, Gilbert Ngoulakia, en souhaitant que les participants fassent preuve d'assiduité et d'application tout au long de l'atelier.