Une deuxième session du baccalauréat sera exceptionnellement organisée du 24 septembre au 1er octobre prochains au Gabon, après des résultats catastrophiques en juillet, seuls 35% des candidats ayant été admis, a décidé le Conseil des ministres.
"Le Conseil des ministres a tenu à apprécier hautement l'importante décision prise par le président de la République, chef de l'Etat, d'accorder une seconde chance aux élèves ajournés lors de la 1ère session du baccalauréat", indique le communiqué final du Conseil réuni jeudi et publié vendredi par le quotidien gouvernemental L'Union.
Le 27 juillet, le président Omar Bongo Ondimba avait fait part de sa déception face aux résultats catastrophiques des examens 2004 et proposé cette deuxième session, initiative qui avait déjà eu lieu en 1978 et 1992, selon le quotidien indépendant Le Temps.
Les quelque 8.300 candidats qui ont échoué aux épreuves de juillet pourront retenter leur chance lors de cette deuxième session, précise le communiqué du Conseil des ministres.
Le Conseil des ministres a également prévu "de mener auprès des partenaires sociaux une campagne de sensibilisation afin d'expliquer le bien-fondé de cette seconde session d'examen", critiquée par certains syndicalistes, qui ont qualifié cette mesure de "bac social".
Il a également été décidé "une large concertation sur l'efficacité (du) système éducatif" en décembre prochain.
Le manque de professeurs et de structures, ainsi que des classes surchargées expliquent notamment la baisse constante depuis plusieurs années des résultats aux examens nationaux dans ce pays d'Afrique centrale d'un million d'habitants.
L'année scolaire 2003/2004 a été marquée par des violences inter-établissements et la fermeture durant deux mois du plus grand lycée du pays, au centre d'un scandale mettant en cause "les moeurs et les comportements" de l'équipe pédagogique qui monnayait notamment inscriptions et notes contre argent ou faveurs sexuelles.