Le non-paiement des heures supplémentaires au personnel enseignant et aux chercheurs est à l'origine de ce mouvement de grève qui sera à l'ordre du jour du conseil d'administration qui s'ouvre ce matin.
ALORS que s'ouvrent ce matin, les travaux du premier conseil d'administration de l'USTM (Université des sciences et techniques de Masuku) sous la présidence du ministre gabonais. de l'Enseignement supérieur, de la Recfierche et de l'Innovation technologique Vincent Moulengui Boukossou, l'ensemble des ensei&nants et chercheurs de l'Université de Masuku observe un mouvement de grève depuis plus d'une semaine.
Ils réclament essentielle ment le paiement intégral des heures supplémentaires. Cette situation a déjà fait l'objet d'une correspondance adressée par le bureau du SNEC/USTM (Syndicat des enseignants et chercheurs de l'USTM) le 02 juin dernier au Recteur avec ampliations au Premier ministre chef du gouvernement, au ministre de l'Enseignement supérieur, au ministre d'État, ministre de l'Économie, des Finances, du Budget et de la Privatisation ainsi qu'au gouverneur' du Haut-Ogooué.
Interrogé au sortir de l'Assemblée générale, du 15 juillet dernier, le président du syndicat a confié que les discussions amorcées depuis le 8 juillet avec le Recteur jusqu'a présent n'ont abouti a aucune résolution formelle et, pour cela, l'arrivée à Masuku du n°1 de l'Enseignement supérieur était très attendue.
Faut-il rappeler qu'à l'université, au-delà du quota horaire que doit réaliser chaque enseignant, les nécessités de service font que, finalement, ils sont obligés de faire du travail supplémentaire. Les conséquences de cette grève ont été automatiquement ressenties au niveau de la suspension de toutes les activités pédagogiques (avec la, non-tenue de conseils d'établissement et des examens).
Souvent, le ministère des Finances sous-budgétise les besoins réels de l'institution, avance-t-on dans les milieux du rectorat. Donc le rendez-vous de ce jour est une excellente occasion pour gué toutes les questions qui conditionnent le bon fonctionnement de l'institution puissent être posées clairement.
Le recteur Jacques Lebibi nous a d'ailleurs précisé que "Toutes ces dernières années, il ne s'est pas posé de problème de règlement des heures supplémentaires, il n'y a jamais eu de retard à ce niveau.