Ils réclament leur bourse du dernier trimestre 2003 et l'amélioration de leurs conditions d'études.
LES étudiants de l'Université Omar Bongo (UOB) de Libreville font à nouveau parler d'eux. Ils observent depuis hier un mouvement de grevé illimitée pour réclamer le paiement de leur bourse du dernier trimestre, l'installation de deux ordinateurs supplémentaires à la bibliothèque universitaire, l'amélioration de la climatisation de la structure ainsi que la réduction des frais de légalisation des diplômes nationaux au secrétariat général de leur institution.
Armés de barres de fer et de gourdins, les étudiants ont obstrué la voie reliant le carrefour de l'ex-Sobraga à Derrière-la-prison, via l'Université, perturbant ainsi la circulation. Tous les véhicules qui passaient par là hier étaient sommés de rebrousser chemin par les grévistes, qui scandaient des slogans du genre: « On en a marre ! S'il y a moyen, on gaspille! » criaient des étudiants, fulminant de colère. De fait, c'est la deuxième fois en l'espace de deux mois qu'ils descendent dans la rue pour réclamer ce qui leur revient de droit.
Comme lors de leur précédent mouvement d'humeur, ils ont choisi la rue pour dessiller les yeux aux autorités compétentes. Et, ils entendent y rester jusqu'à la satisfaction totale de leurs revendications. Les étudiants de l'université Omar Bongo disent avoir longtemps attendu la réaction de la tutelle après leur première alerte.
Aujourd'hui, ils ne se privent pas de fustiger ce qu'ils qualifient d'indifférence de la hiérarchie. Malgré les assurances des responsables de l'établissement, ils n'ont toujours pas perçu leur bourse du dernier trimestre 2003 et d'aucuns tirent le diable par la queue.
En outre, pour compulser les ouvrages a la bibliothèque universitaire, les étudiants ne disposent que d'un seul ordinateur. Ce qui ne facilite pas les recherches à nombre d'entre eux, souvent contraints de former de longues files d'attente. L'achat de deux ordinateurs supplémentaires est plus que souhaité. Tout comme la réhabilitation du système de climatisation dont la défaillance a transformé la salle en une véritable fournaise. Pis encore, les frais de légalisation des diplômes nationaux sont passés de 100 F à 200 F CFA.
Autant de motifs qui ont amené les étudiants à barricader à nouveau le portail de leur institution. Le comble est que ce sont les usagers de la route qui paient un lourd tribut à leurs innombrables mouvements d'humeur. Hier, aucun taxi n'était autorisé à passer devant l'UOB. Les riverains étaient contraints de marcher à pied pour rallier leurs domiciles.
Au regard des conséquences engendrées par cette nouvelle grève de la communauté estudiantine, nombreux sont ceux qui souhaitent que les autorités compétentes fassent diligence pour trouver une solution à même de décanter la situation. Ce qui implique nécessairement un dialogue franc et direct avec les étudiants.