Le mouvement de grève des étudiants de l'Université de Libreville, en sommeil en raison des vacances de Noël, va se poursuivre en janvier, malgré l'annonce officielle de la mise à disposition des bourses, a indiqué mardi un syndicaliste à l'AFP.
"Il y a un ralentissement du mouvement en raison des vacances de Noël, mais dès la reprise de janvier, nous reprendrons le mouvement pour la satisfaction de nos revendications", a déclaré mardi Raoul Ovono Abessolo, le président du syndicat Force (Fraction organisée pour la restauration de la conscience étudiante), à l'origine du mouvement.
Le directeur général gabonais des Bourses et stages, Guillaume Moutou, a pourtant indiqué mardi, dans un entretien au quotidien gouvernemental L'Union, que les bourses étaient désormais "disponibles".
"La bourse est disponible (...) Nous prenons toutes les dispositions pour que tous les étudiants aient leur bourse à la fin de l'année", a-t-il assuré au journal, expliquant le retard de paiement par diverses raisons techniques et rappelant notamment que "le processus de paiement des bourses répond aux règles de la comptabilité publique".
"Le paiement de la bourse ne changera rien au mouvement", a réagi M. Abessolo, confirmant que "la bourse est en train d'être payée".
"Nous voulons la satisfaction de l'ensemble de nos revendications", a-t-il poursuivi.
Les étudiants de l'Université Omar Bongo (UOB) de Libreville avaient lancé le 18 décembre un mouvement de grève illimité et avaient érigé des barricades et enflammé des pneus sur la route devant l'UOB durant deux jours.
Les tracts de Force distribués sur le campus, énuméraient un certain nombre de revendications, parmi lesquelles l'élection de mutuelles, la révision du système d'évaluation et des conditions d'admission dans l'année supérieure, la modernisation des méthodes d'enseignement, un guichet unique pour les bourses, la révision des conditions d'attribution, une protection sociale étudiante...
Mais la plupart des étudiants interrogés par l'AFP avaient indiqué ne réclamer que le paiement de leur bourse.