Un syndicat d'enseignants gabonais a rompu la trêve sociale conclue le 26 septembre pour protester contre l'annulation des nominations de certains directeurs d'écoles à Libreville, a-t-on appris vendredi auprès de son secrétaire général.La Fédération syndicale des enseignants de l'Education nationale (Feseena) s'est retirée de la trêve sociale qu'elle avait signé le 26 septembre avec le gouvernement, le patronat et d'autres syndicats.
Ses adhérents ont bloqué depuis lundi les entrées de sept établissements publics sur 110 que compte la capitale gabonaise.
Ce syndicat entend protester contre une volte-face du gouvernement qui a a annulé, à la demande d'un autre syndicat enseignant, les nominations de nouveaux directeurs d'écoles dans certains établissements.
"Cette décision a été motivée par des considérations ethniques, de copinage et non juridiques", a indiqué à l'AFP le secrétaire général de la Feseena, Daniel Kombe-Lekambo.
Le ministre délégué auprès du ministre de l'Education nationale, Frédéric Massavala Maboumba, devait rencontrer vendredi soir les responsables de ce syndicat pour tenter de débloquer la situation.
"L'autorité de l'Etat ne se négocie pas", a déclaré le ministre délégué lors d'une conférence de presse vendredi.
"La hiérarchie nous a demandé d'annuler une décision, dont nous avons eu l'honnêteté et le courage de reconnaître le caractère un peu précipité (la rentrée administrative étant déjà faite)", a-t-il ajouté.
Les partenaires sociaux et le gouvernement gabonais ont signé une trêve sociale jusqu'à 2006, pour résoudre les conflits par la négociation et non par la grève, en raison de la crise économique qui frappe ce pays d'Afrique centrale d'environ un million d'habitants.