(Libreville, 22 juillet 2002 - L'Union) - Le Secrétaire général du Congrès pour la démocratie et la justice (CDJ) a profité de son passage à la radio national pour donner son sentiment sur la prochaine rencontre ou sommet de la classe politique.
JULES-Aristide Bourdès Ogouliguendé a saisi occasion d'une émission pur les ondes de la radio nationale samedi 20 juillet 2002 pour parler de la prochaine réunion de la classe politique en plaçant la question de la transparence des élections dans notre pays au centre de son intervention.
Pour son parti le Congrès pour la démocratie et la justice (CDJ), " lions avons d'emblée inscrit R l'ordre du jour d'abord le problème de la transparence électorale". Cet aspect est fondamental pour le leader du CDJ, d autant qu'il répond parfaitement à l'esprit et à la lettre de la loi fondamentale de notre pays. Selon le dirigeant du CDJ, la Constitution gabonaise précise bien que "la souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce directement par le Référendum ou par l'élection, selon les principes de la démocratie pluraliste, et indirectement (...) ".
Dans l'entendement de M. Jules Bourdès Aristide Ogouliguendé, le peuple exerce sa souveraineté lors de l'élection des députés d'une part, et d'autre part l'élection des membres des Collectivités locales qui élisent les sénateurs. Dans cet ordre d'idées, toues les dispositions doivent être prises de manière à ce que le peuple choisisse ses représentants au Parlement et dans les Assemblées locales.
Il a aussi dénoncé ce qu'il appelle la "mauvaise foi de "ceux qui sont ait pouvoir" qui refusent, selon lui," d'appliquer les textes".Il entend se rendre au Forum pour proposer la modification de la loi électorale. "Nous avons encore le temps de le faire si nous voulons bien travailler avant les élections prévues pour la fin du mois de septembre. "
CONSENSUS • Au moment où l'on s'active aussi bien du côté gouvernemental, que dans plusieurs états-majors politiques favorables à la concertation politique, dans la préparation de cette rencontre, dont l'idée avait été émise par le chef de l'État au lendemain des élections législatives, la priorité accordée par Jules- Aristide Bourdes Ogouliguendé à la révision du Code électoral situe toute l'importance et l'enjeu de ce volet en vue de la transparence électorale tant souhaitée par tous les acteurs du jeu électoral.
Lors de la réunion. de la classe politique autour du chef de l'Etat, Omar Bongo, le 20 août 2001, Sommet au cours duquel la Commission ad hoc présidée par le Premier ministre Jean-François Ntoutoume Emane, avait rendu son rapport, sur les six (6) points examinés, quatre (4) concernant les questions liées aux listes électorales, au vote par procuration, à la délivrance dés pièces d'état civil et au financement des partis politiques, ces thèmes contenus dans la loi électorale, avaient suscité un consensus de tous les acteurs politiques.
En dépit du fait que des mesures avaient été prises pour assurer la transparence lors du vote, de sérieux manquements avaient entaché les dernières élections législatives des 9 et 23 décembre 2001. Lesquelles avaient conduit toute la classe politique gabonaise et même la Cour constitutionnelle à appeler à l'unisson à la refonte de la liste électorale nationale et à repenser l'outil électoral de notre pays avant la tenue des élections en vue du renouvellement des assemblées départementales et municipales.
En insistant à nouveau sur la révision de certaines dispositions du Code électoral, texte majeur pour le vote, Jules-Aristide Bourdes Ogouliuendé, qui avait mené avec Pierre Mamboundou, le front de la contestation des Législatives 2001, entend bien remettre cette exigence au goût du jour. Et se présenter face à ses collègues chefs de partis comme le chef de file de la ligne dure qui souhaite des profonds aménagements dans le dispositif légal placé autour de l'organisation des opérations électorales.
La référence au temps qui s'égrène avant la date butoir du 30 septembre fixée par la haute juridiction pour la convocation du collège électoral, devrait, si l'on en croit dans la logique du leader du CDJ, conduire à la tenue imminente de ce Sommet.