La crise estudiantine qui secoue ces derniers temps l'université gabonaise en proie à une vague agitation, consécutive aux comportements néfastes .de nombreux étudiants, suscite de profondes interrogations sur les voies et moyens d'y mettre fin.
L'important Conseil de Cabinet que préside ce matin le chef de l'Etat, Bongo Ondimba, au cours duquel sera débattue la question universitaire qui préoccupe aujourd'hui les plus hautes autorités politiques du pays, devrait pouvoir être l'occasion pour les pouvoirs publics d'aborder plus sérieusement les différents aspects autour de la fréquence de ces troubles dans le milieu estudiantin.
La persistante de cette tension pose aujourd'hui le problème des raisons à l'origine de celle-ci et surtout des objectifs recherchés par ces étudiants qui ne peuvent juger négativement l'action initiée par président de la République, pour résoudre les problèmes qui se posent au système universitaire gabonais.
Qu'il s'agisse des conditions d'enseignement à travers la construction d'amphithéâtres, l'acquisition de manuels et outils didactiques. Qu'il s'agisse encore de l'amélioration de la situation sociale des enseignants, et de vie des étudiants eux-mêmes dans l'enceinte de l'université.
Malgré tous ces efforts déployés par le gouvernement de la République, l'on constate effectivement que tout est devenu prétexte pour ces jeunes compatriotes pour manifester, descendre dans la rue et faire subir aux citadins divers sévices et autres désagréments.
Des comportements difficilement acceptables et qui laissent clairement penser, selon l'opinion d'un haut cadre du corps enseignant, à une dérive quine dit pas son nom. Sinon, à l'existence dans le milieu des personnes tapies dans l'ombre qui tirent les ficelles et manipulent les étudiants qui ne se rendent pas compte qu'ils sont les premières victimes.
Car, les agissements de ces jeunes compatriotes ne sont pas différents de ceux de leurs cadets des lycées et collèges qui, il y a quelques mois, avaient été l'objet de manipulations à des fins politiques obscures. Au point que le gouvernement avait été contraint, face à la gravité de la situation, de mettre en garde ces fauteurs de troubles.
Aujourd'hui, cette mise en garde de même que des sanctions s'avèrent tout aussi nécessaires qu'urgentes d'autant plus qu'il apparaît, si cette thèse se confirme, que là encore ces manipulateurs que l'on doit débusquer urgemment, se servent de la jeunesse, en particulier des étudiants, comme boucs- émissaires ou paravents pour atteindre des objectifs inavoués. Ce qui doit être combattu avec vigueur.