Libreville (L'Union du 06/09/2001) - Dans son nouveau rôle de "chef de file" de ce groupement politique, le président du PSD, veut donner à son camp " des chances de succès et répondre à l'attente des Gabonais".
DESIGNÉ le 12 juin dernier par ses pairs pour conduire la délégation de l'opposition lors des négociations avec la majorité en vue de la transparence électorale, Pierre Claver Maganga Moussavou, dans son nouveau rôle de "chef de file" de ce groupement politique, en quête d'un véritable leader charismatique, a décidé, dans la perspective des élections de décembre prochain, d'apparaître comme le fédérateur de 1'opposition.
Le président du Parti social démocrate (PSD), s'est prononcé avant-hier en vue des échéances des 2 et 16 décembre prochain pour des candidatures uniques de l'opposition gabonaise dans "au moins soixante localités". Par cette stratégie unitaire face au Parti démocratique gabonais (PDG) et des autres formations politiques de la majorité, il s agit pour Pierre Claver Ma ganga Moussavou - qui semble avoir horreur du vide créé par l'absence, voire le retrait momentané de certaines grosses légumes de son camp politique - et qui pense tenir le bon bout, "de donner des chances de succès à l'opposition et de répondre aux attentes des Gabonais."
L'union de l'opposition soumise à nouveau à ses pairs, et à laquelle il appelle de tous ses vœux, a suscité, selon lui, une attention soutenue des participants à ce tour de table. Sauf qu'il n'a pas précisé si tous ses compagnons adhèrent réellement à ce qui sonne comme une rengaine électoraliste.
DYNAMIQUE. Car, au regard des dissensions, des intérêts divergents, de même que de la guéguerre que se livrent régulièrement les ténors de l'opposition pour le leadership. Mais également par le fait que cet appel lancé à quatre mois des élections législatives. La réalisation de ce dessein unitaire, qui relève, d'ailleurs, de fort clivages internes, ainsi qu'une volonté de se mettre en ordre de marche, semble bien difficile.
En effet, sur le plan électoral même, hormis les quelques "alliances" nouées dans certaines localités et listes communes lors des dernières locales, les leaders des principaux partis ont rarement montré leur enthousiasme par rapport à cette démarche.
Raison pour laquelle, semble t-il, malgré les difficultés que l'on recense dans cette famille, et certainement convaincu de la poursuite de la dynamique unitaire observée lors des négociations qu'il a menées avec la majorité, Pierre Claver Maganga Moussavou, souhaite, face ce nouvel enjeu que "l'opposition se ressaisisé". Afin que "cette unité se concrétise".
Ayant suggéré cette démarche, les modalités de réalisation de ce projet seront arrêtées au cours dune prochaine réunion convoquée avant le dépôt des candidatures auprès de la Commission nationale électorale (CNE), à la tête de laquelle a été nommé Gilbert Ngoulakia, lé premier président de la Cour des comptes.
Outre cette invitation à la cohésion, la rencontre lundi 3 septembre dernier de l'opposition a été marquée parla désignation de Me Séraphin Ndaot, comme vice-président pour 1'Opposition, et de M. Serge Nfouiri, en qualité de rapporteur à la CNE. Les autres partis, notamment le CDJ, le FAR, le MESP, le MORENA, le PGCI, le RNB-RPG, le RNB-Démocrate, le RDR, l'UPG, et l'URDP, sont appelés à désigner chacun un membre pour représenter l'opposition au sein de la structure chargée entre autre de la supervision du déroulement des opérations électorales, du recensement et de la centralisation des résultats électoraux.
Reste maintenant à savoir quelle sera la réponse que "ces compagnons" de l'UPG, FAR et autres ayant boudé les dernières négociations, donneront aux propositions faites par le président du PSD.
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