Libreville (L'Union, 5 sept 2001) - Lors de l'ouverture solennelle hier de la deuxième session ordinaier annuelle du Conseil Economique et Social (CES), Me Mayila plaide en faveur de la réduction de la misère, des inégalités et du chômage.
Deux semaines durant, les conseillers économiques et sociaux vont plancher sur une ordre du jour qui comprend la lutte contre la pauvreté, l'examen de la loi de Finances 2002, les rapports des commissions et les activités du CES durant l'intersession, la, prolifération des sectes au Gabon, la sécurité, la promotion des PME/PMI, le développement rural, l'exploitation forestière et ses conséquences au Gabon... et le programme de l'intersession. LA deuxième session ordinaire annuelle du Conseil économique et social (CES) s'est ouverte hier à 1a cité de la Démocratie, conformément aux dispositions constitutionnelles de la République gabonaise. C'était en présence, non seulement des conseillers membres de cette auguste assemblée, mais aussi des présidents des institutions constitutionnelles, des membres du gouvernement et du corps diplomatique, des responsables des ONG et d'un public considérable. Un seul discours a été prononcé lors de cette séance solennelle d'ouverture des travaux du CES. C'est celui du président de l'institution, Me Louis Gaston Mayila qui a, d'entrée de jeu, mis en exergue le centre des préoccupations des conseillers économiques et sociaux. Selon Me Mayila, la présente session, qui va durer quinze jours , mettra un accent particulier sur "la lutte contre la pauvreté", un thème considéré comme le "défi de ce troisième millénaire". Cependant, l'ordre du jour des travaux, certes, d'apparence contrasté, est abondant. Car, précisera le président du CES, " il est le prolongement de (leur) précédentes sessions et un maillon de la chaîne des sessions à venir".
ORDRE DU JOUR CHARGÉ. Autour donc de la "lutte contre la pauvreté", les conseillers économiques et sociaux devront plancher sur, entre autres thèmes, l'examen de la loi des finances 2002, les rapports des cotnml99ionm et les activités du CES durant l'intersession, la prolifération des sectes au Gabon, la sécurité, la promotion des PME/PMI le développement rural, l'exploitation forestière et ses conséquences au Gabon... et 1e programme de l'intersession. Aussi Me Louis Gaston Mayila a-t-il appelé ses collègues membres du CES et les autres forces vives de la nation à plus de méditation pour l'accès de nos populations aux services de base : la santé, la sécurité, l'éducation, la formation, l'emploi l'accès à l'eau potable et à l'électricité, l'accès au téléphone et aux nouvelles technologies de l'information et de la communication. Face à la montée criarde de la misère qui frappe quotidiennement aux portes des Gabonais et du chômage, cause de toutes les précarités, le premier responsable de l'institution émanant de la société civile a dénoncé vigoureusement ces maux qui bloquent 1e développement de notre pays et qui tournent, à chaque niveau sans exception, essentiellement autour de la phrase "que voulez-vous que je fasse". "Il n'est donc pas normal que cette situation perdure", devait, implicitement, signaler Me Mayila, avec la verve, la ténacité et 1e talent oratoire qu'on lui connaît. Abordant la question de la mondialisation, le Conseil économique et social, et partant la société civile, souhaite tout simplement que celle-ci prenne en compte tous les aspects liés au village planétaire qu'est, aujourd'hui, devenue la terre.
DROITS DE SUCCESSION • Concernant la dette de notre pays qui est devenu un véritable frein à son développement social, le président Mayila a remis en cause son contenu et les conditions dans lesquelles elle a été contractée, et aussi les "fameuses règles en vigueur". Actualité oblige, le président du CES a, dans le cadre des consultations électorales à venir (2 et 15 décembre pour les législatives et premier semestre de l'an 2002pour les locales), salué et félicité le chef de l'Etat pour l'heureuse initiative qu'il a prise de réunir la classe politique nationale pour une concertation sur les problèmes de l'heure. Concertation qui, selon Me Mayila - également président du Parti de l'unité du peuple (PUP), membre de la majorité présidentielle - a eu "le mérite de rétablir 1e dialogue politique, pour tenter de restaurer la confiance collective dans le processus électoral (...) dans notre capacité à organiser des élections libres et transparentes (...) afin de sauvegarder l'unité et la cohésion sociale de notre pays". Dans un cadre typiquement social, le président du CES a salué l'invite du président Bongo lors de son discours à la nation du 17 août dernier, qui tendait à faire recouvrer à la veuve et à 1'orphelin, la plénitude de leurs droits de succession. II en a profité pour inviter tous ceux qui sont intéressés par la question à visionner le film - dont 1a date de diffusion sera annoncée par voie de presse - qu'il a fait réaliser à cet effet. Poursuivant son intervention, Me Louis Gaston Mayila s'est longuement appesanti sur "le retour des fêtes tournantes du 17 août", avec, en ouverture, les provinces de l'Ogooué-Ivindo et de la Nyanga dès l'année prochaine. "C'est là un moyen de résorber le chômage, de doter notre pays des infrastructures de base", a dit le président Mayila, avant de renvoyer la balle dans le camp du gouvernement qui aura à Indiquer, le moment venu, au CES le modus operandi, pour le déroulement des travaux dans les deux provinces précitées.
|