Cette jeune étudiante de 19ans a été choisie par le jury du Comité Miss Gabon pour succéder à Lynn-Shelly Miyendji Sanda qui a rendu la couronne au terme de son règne.
LA nouvelle reine de la beauté gabonaise pour le compte de l'année 2005 est désormais connue. Il s'agit de Cornélia Moukagni, 19 ans, étudiante à l'Université Omar Bongo de Libreville. Elle a été choisie, samedi dernier, par le jury du Comité Miss Gabon (Comiga) pour succéder à Lynn-Shelly Miyendji Sanda. De fait, la jeune fille a triomphé au terme d'une âpre lutte avec dix-sept autres candidates qui se bousculaient au portillon. Cette compétition annuelle de beauté s'est déroulée à la salle des spectacles de la cité de la Démocratie, en présence de nombreuses personnalités du pays, parmi lesquelles l'épouse du vice-président de la -République, Véronique Divungi Di Ndinge, représentant la marraine du Comiga, Edith-Lucie Bongo Ondimba, empêchée, le vice-premier ministre Paul Mba Abessole, le ministre de la Culture, Pierre Amoughé Mba, le ministre de la Famille Angélique Ngoma et le ministre de la Marine marchande, Alice Lamou.
De même, le directeur général de Telecel Gabon, Olivier Paulhiac et quelques gouverneurs de provinces ont tenu à aller soutenir les différentes candidates qui étaient en lice. Dans une large mesure, la soirée Miss Gabon 2005 a tenu toutes ses promesses. Deux heures durant, les dix-huit candidates ont revalorisé la beauté de la femme gabonaise. De ce fait, la salle des spectacles de la cité de la Démocratie a été le réceptacle de la culture gabonaise et un carrefour de la tradition et de la modernité. Compétitrices et artistes invités pour animer la soirée ont fait de celle-ci un évènement culturel majeur de l'année. Telecel Gabon, le partenaire officiel du Comiga, attachait du prix à ce que l'évènement soit une réussite. Mission accomplie. Le concours de beauté annuel a, en effet, connu un franc succès. Plus de sept cents personnes ont assisté.
D'où la satisfaction de la représentante de la marraine du Comiga, Véronique Divungi Di Ndinge. Avant la compétition,proprement dite, elle a réitéré la disponibilité de la première dame du pays à oeuvrer pour le rayonnement de la femme gabonaise et de la beauté de celle-ci. «Depuis l'année 2000, le concours Miss Gabon est parvenu à s'enraciner dans nos moeurs comme un évènement culturel et médiatique majeur. Dans un monde de plus en plus ouvert, l'élection d'une miss, n'est plus un évènement isolé. Ce sacre, manifestement, vise à projeter aux autres nations l'image la plus reluisante de notre pays. D'où l'intérêt d'en faire une véritable institution au service de la noble cause», a-telle dit, avant d'ajouter, «Symbole de notre beauté nationale dans ce qu'elle a d'originalité, d'élégance et de coquetterie, l'heureuse élue sera une vitrine de notre beau pays. Célébrer la beauté c'est quelque part célébrer la vie dans ce qu'elle comporte de positif et de jovial, en compensation de l'adversité dont chacun sait qu'elle est grande.»
CADEAUX• Et de poursuivre: «La beauté, telle la face souriante de Janus dans la mythologie romaine, nous donne la force aller de l'avant, de persévérer dans nos efforts et de ne point nous résigner quelles que soient les difficultés qui nous assaillent. Célébrer la beauté c'est donc faire preuve d'optimisme. je voudrais me réjouir de ce que l'une des missions assignées à la future Miss sera de dire, à l'Afrique et au Monde, quelques-unes des préoccupations de notre conscience collective gabonaise. Incarnant un tel statut, il est évident que la future Miss sera notre porte-voix à l'intérieur du pays et à l'extérieur du territoire national.» Les dix-huit candidates sont ensuite entrées en lice, rivalisant de potentialités morphologiques et culturelles. Le tandem de chaque province est passé sur scène avec un morceau de musique et des tenues traditionnelles faites à base de matières du terroir. Toutes choses qui ont enchanté les nombreux spectateurs.
En fait, chacun a pu applaudir la diversité culturelle de sa région d'origine, les candidates se voulant les ambassadrices de leurs pro vinces respectives. L'épreuve des questions- réponses qui permet de jauger tant de l'intellect que de l'élocution des compétitrices n'a pas été catastrophique, nonobstant certains balbutiements à mettre au compte du tract compréhensible en pareille circonstance. Preuve qu'elles avaient un bon niveau d'études, les candidates à la cinquième édition de l'élection Miss Gabon ont bien répondu aux différentes questions sur les trois thèmes retenus cette année, à savoir la pauvreté, le sida et la mondialisation. Mais au terme de trois passages sur le podium, c'est Cornélia Moukagni, originaire de la province du Haut-Ogooué, qui a été sacrée Miss Gabon 2005 par le jury du Comiga. Elle était talonnée par Corinne-Sheryl Nteppe Mba (Estuaire) et Carmella Bibang Bi Enong (Ogooué-Ivindo ) qui ont été sacrées respectivement première et deuxième dauphine de Miss Gabon 2005. A l'annonce du verdict, une partie du public a applaudi à se rompre les phalanges. Mais une autre n'a pas dissimulé son désappointement.
«En effet, nombreux sont ceux qui voyaient le Moyen Ogooué et le Woleu-Ntem arracher la couronne, conformément aux scores de Televoting institué par Telecel Gabon. Ce système qui a fait du public le dixième membre du jury n'a compté qu'à hauteur de 10%. Ce qui était insuffisant pour changer la donne, le taux de participation par téléphone ayant été estimé à 1,7%.
En sus d'une voiture de marque Renault Clio C1assique offerte par Telecel Gabon, la nouvelle reine de la beauté gabonaise a reçu, entre autres, une montre de valeur, une parure complète en diamant et une somme de 2 millions de francs de la part de la marraine du Comiga, Edith-Lucie Bongo Ondimba. La première dauphine, elle, a bénéficié d'une enveloppe de deux millions de francs d'une montre en diamant, tandis que la deuxième dauphine a obtenu 1 million de francs et une montre en or. Quant aux autres candidates toutes méritantes mais non retenues, elles ont reçu chacune une somme de 500 mille francs. Tous ces cadeaux ont été transmis séance tenante aux ayants droit par Mme Véronique Divungi Di Ndinge.