Le Conseil national de la communication (CNC), organe de régulation de la communication au Gabon, a frappé, vendredi, le journal indépendant "Gabon Show", d`une interdiction de parution "pour des raisons juridiques", et ordonné la reprise des programmes de la Radio télévision Nazareth (RTN), fermée le 12 novembre dernier pour manque d`autorisation d`émettre, a-t-on appris auprès de cette institution.
La sanction contre "Gabon Show" a été prise "compte tenu de l`imbroglio juridique persistant de nature à jeter un trouble dans l`existence de cet organe de presse", a expliqué un communiqué du CNC.
"Gabon Show" avait, il y a quelques mois, changé de dénomination pour devenir "La sagaie", un titre frappé depuis quelques temps d`une interdiction de paraître, explique le communiqué.
L`organe de régulation de la communication au Gabon soupçonne les responsables de ce journal d`avoir voulu contourner cette sanction.
La rédaction du journal estime que l`interdiction de paraître infligée contre "Gabon Show" est motivée par des raisons politiques, sans les préciser.
Le CNC a par ailleurs ordonné l`arrêt des essais effectués par une station de radio en cours de création sous le nom "Get set". L`interdiction court jusqu`à ce que cette radio obtienne une autorisation d`émettre délivrée par le CNC, poursuit le communiqué.
Dans son rôle de régulation, le CNC a mis en demeure le quotidien pro-gouvernemental "L`Union", de "respecter le pluralisme d`opinion dans le traitement de l`information politique, pour mieux garantir et affirmer l`expression de la démocratie au Gabon".
Selon le communiqué, "L`Union" ouvre davantage ses colonnes au Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) qu`aux autres partis, notamment ceux de l`opposition.
Le CNC a enfin délivré une autorisation provisoire d`émettre à la Radio télévision Nazareth (RTN), une chaîne de radio et de télévision religieuse interdite d`émettre le 12 novembre pour défaut d`autorisation d`émettre.
La même sanction frappe deux autres radios confessionnelles : "Radio Béthel" et "Radio Bonne", qui restent suspendues, souligne le document.
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