(Libreville, 2 août 2002 - L'Union) - Par cet arrêt de travail, nos confrères ont voulu exprimer leur mécontentement par rapport aux non paiement des cachets, particulièrement, et bien évidemment d'autres dossiers. La situation devrait revenir à la normale dès ce matin.
La journée d'hier, jeudi 1er août, était presque morte pour les auditeurs et téléspectateurs de la chaîne nationale. Silence radio et écran noir provoqué par le mouvement d'humeur des agents de la RTG1.
Les agents de la radiodiffusion télévision gabonaise, principal organe audiovisuel radio et télévision) officiel du pays, ont, à travers ce bref mouvement de grève "d'avertissement", voulu exprimer leur mécontentement, à la tutelle, par rapport au non paiement des cachets, des honoraires et bien d'autres émoluments liés à la profession.
Les journalistes, techniciens, monteurs, producteurs... de la RTG1 ne réclament rien d'autre que ce qui leur revient de droit, et aussi l'exécution d'un certain nombre de dossiers (financiers et administratifs) les concernant.
Nos confrères qui parlent d'un ras-le-bol dans cette affaire de cachets, primes et autres avantages liés à la profession, pensent qu'il s'agit d'une attitude volontairement entretenue par la tutelle pour assécher financièrement" les professionnels de la communication.
La grève d'avertissement qui pourrait prendre d'autres tournures dans les tout prochains jours, selon de nombreux communicateurs en service à la RTG1 qui se sont cependant exprimés sous le couvert de l'anonymat "est un vieux dossier et quiconque à la tutelle le sait pertinemment".
"La situation devrait revenir à la normale dès ce matin (...) mais tout peut basculer d'un moment à un autre", ont indiqué certains membres du nouveau syndicat en gestation des agents de la RTG1, après la lente mort (programmée) du Syndicat des professionnels de la communication (syprocom).
De sources non autorisée, nous avons appris, hier en fin d'après- midi que le directeur général de la RTG1, Augustin Letamba, aurait rassuré les agents quant à la prise en compte de leurs revendications, et la résolution immédiate du problème lié au paiement des cachets qui correspondent au "traitement" des agents non encore intégrés (stagiaires notamment), et qui forme le plus gros contingent des professionnels en service, au quotidien, à la radio et la télévision gabonaises.