Ainsi le ministre de la Communication exhorte les médias nationaux à contribuer davantage à la préservation de la paix sociale.
LE texte pris en application des dis positrons de l'article 102 de la Constitution, modifiant les dispositions des articles 1er, 2 3 4, 5, 6, 7, 8, 11, 12, 20, 23, 30, 32, 33, 36 et 40 de la loi organique n° 14/91 du 24 mars 1992 portant organisation et fonctionnement du Conseil national de la Communication, a fait l'objet, hier, des discussions au palais Léon Mba.
Devant les députés membres de la Commission des lois, des affaires administratives et des Droits de l'homme, le ministre de la Communication, André Dieudonné Berre est venu présenter et défendre ce projet de loi. Il a fait valoir, à travers son exposé des motifs, que la loi à modifier recelait une foule de carences qui affaiblissaient de facto le fonctionnement optimal de l'institution chargée de réguler le paysage médiatique dans notre pays.
Les dernières révisions de notre loi fondamentale qui remontent au 22 avril 2002, ont donc permis des modifications substantielles à certaines dispositions de la loi susvisée. Il en est ainsi de l'article 98 de la Constitution qui modifie le mode de désignation du président et des membres du CNC. Idem pour l'article 101 de cette même Constitution qui fixe la durée du mandat du président du Conseil national de la Communication, à cinq ans.
Les autres modifications apportées se justifient aux articles 25 et 31. Le premier cité est devenu caduc, les textes prévus par cette disposition ayant été élaborés par le CNC, adoptés par le parlement et promulgués comme lois d'Etat. Pour le ministre Berre, l'article 31 qui stipule désormais que : "le Conseil national de la Communication reçoit les candidatures aux différents postes de présidence ou de direction générale des entreprises publiques de communication audiovisuelle et de presse écrite (...) procède aussi à l'établissement d'une liste d'aptitude conformément aux critères que le CNC fixe", est aussi en contradiction avec la loi n° 16/95 du 23 novembre 1995 fixant les statuts particuliers des fonctionnaires du secteur communication, qui précise dans ses articles 10, 13 et 16 ainsi que les tableaux qui leur sont annexés, les responsabilités auxquelles peuvent prétendre les différentes catégories de fonctionnaires.
CONTRADICTIONS.
Le ministre de la Communication, des Postes et des Technologies de l'Information pense duc l'article 31 est à conserver, car, selon lui, le département dont il assure la tutelle ne doit pas être tenu à l'écart de l'établissement de la liste d'aptitude susmentionnée. "C'est le ministère de la Communication qui gère au quotidien les communicateurs", a t-il rappelé à dessein.
À la question de savoir comment faire pour créer un journal au Gabon, il a souligné avec insistance que la création de tout organe de presse obéit bel et bien à une procédure légale. Des dispositions qui, a regrette le ministre, sont rarement respectées. "Dans notre pays, a -t-il dit en substance, on ne respecte pas toujours les textes en vigueur". A l'exemple de "a démocratie", un journal pirate qui n'aurait pas, à ses dires, obéi aux dispositions légales de parution.
A propos des films X et du journaux étrangers, il n'y .i pas censure. Le ministre s'est contenté de manifester son désarroi devant les "film horribles". Comme ceux qui passent sur RTL 9, une chaîne câblée, a-t-il déclaré, sur laquelle malheureusement le CNC ne peut rien faire. Là aussi il prétend qu'il faut disposer d'un matériel performant pour les gérer.
La gestion de la presse est une question intéressante et délicate. On a le droit d'écrire et de parler tout en respectant la dignité des autres, a reconnu le ministre André Dieudonné Berre. Avant de faire valoir en termes de conclusion que la presse gabonaise a mûri du fait qu'on s'orienterait "petit à petit vers la bonne marche".