L'organisation de défense de la presse, Reporters sans frontières (RSF) a dénoncé mardi "une campagne d'intimidation" contre la presse privée gabonaise, dont deux journaux ont été suspendus et deux autres mis en demeure la semaine dernière.
"Cette mesure, qui s'apparente à une campagne d'intimidation de la presse privée, n'est qu'un moyen d'empêcher la population d'accéder à une information plus objective et de connaître les diverses manoeuvres du gouvernement", estime RSF dans un communiqué reçu par l'AFP à Libreville.
RSF a écrit au président du Conseil national de la Communicationgabonais, Pierre Marie Ndong, pour lui demander "de revenir sur ces décisions et de permettre aux médias de poursuivre leurs publications", est-il ajouté.
Le CNC a suspendu la semaine dernière le bi-mensuel indépendant Misamu, en raison d'un conflit juridique entre ces fondateurs, et l'hebdomadaire Le Temps, accusé d'avoir publié un article portant "atteinte au crédit de la nation".
Les journaux Jeunesse Action et L'Espoir ont été mis en demeure, le premier pour avoir publié des photos macabres montrant des personnes mutilées, le second pour n'avoir "pas rempli les formalités pour la création d'un organe de presse".