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Qu'est-ce qu'un intellectuel? C'est quelqu'un qui, en dehors de sa propre compétence, porte sur la place publique des problèmes de fond. L'intellectuel pose des problèmes généraux et fondamentaux, à la différence des experts.
Edgar Morin, sociologue et écrivain français (Jeune Afrique No. 2004, p. 23)
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Distorsions de l'histoire et contre-véritésdu Nouvel Observateur
Auteur:  COUTTE Alain  | Date: 7 Mars 2005  | Réactions ()
Section: Gabon/Monde  | Source: Editions menaibuc

Cette semaine, dans un encart intitulé «La vérité sur l'esclavage», Le Nouvel Observateur nous déforme l'histoire et la remodèle dans le sens des «Lobbies qui n'existent pas», probablement pour s'attirer les bonnes grâces publicitaires de ses sponsors...

1- Laissons la parole à l'accusé

Dans l'article ci-dessous, le Nouvel Observateur nous relate, dans un article signé Laurent Lemire :http://www.nouvelobs.com/dossiers/p2104/a263983.html

Semaine du jeudi 3 mars 2005 - n°2104 - Dossier

42 millions de déportés - La vérité sur la traite des Noirs

Les marchands juifs participent-ils à la traite atlantique ?

Faux. Et la meilleure preuve qu'il s'agit là d'une élucubration sans réalité historique figure dans le Code noir, promulgué en 1685 par Louis XIV. Le premier article de ce texte qui réglemente l'esclavage aux Antilles, en Guyane et en Louisiane exclut formellement les juifs des territoires concernés: «Enjoignons à tous nos officiers de chasser hors de nos îles tous les juifs qui y ont établi leur résidence, auxquels, comme ennemis déclarés du nom chrétien, nous commandons d'en sortir dans trois mois, à compter du jour de la publication des présentes, à peine de confiscation de corps et de biens. » A La Rochelle, Nantes et Bordeaux, de grandes familles protestantes ont en revanche prospéré grâce au commerce triangulaire.


2- La preuve de la falsification historique

[Extraits de 6.000 ans de Mythes - Des Patriarches aux sionistes -
Auteur Alain COUTTE - Editeur : Euro-Minorités - ISBN : 2-916069-03-8 -
Sortie : 2ème quinzaine de Mars 2005]
<
http://www.mercure5s5i.com/lenouveaumonde/livres/6000ansdeMythes-Bondecommande.pdf>


15ème - 19ème siècle

Qui sont les négriers qui amènent les esclaves noirs en Amérique du 15ème au 19ème siècle ?

L'information ci-dessous se trouve documentée dans les 4 volumes de Elizabeth Donnan. Ils peuvent être trouvés à la Librairie Nationale de Washington (National Library Washington, D.C.) et à la Librairie de l'Institut Technologique de Carnegie à Pittsburg (Carnegie Institute of Technology Library, Pittsburgh, PA.)

Nom du navire - Propriétaires

Abigail - Aaron Lopez, Moses Levy et Jacob Franks
Crown - Isaac Levy and Natham Simpson
Nassau - Moses Levy
Four Sisters - Moses Levy
Anne and Eliza - Justus Bosch et John Adams
Prudent Betty - Henry Cruger et Jacob Phoenix
Hester - Mordecai et Davdi Gomez
Elizabeth - Mordecai et Davdi Gomez
Antigua - Natham Marston et Abram Lyell
Betsy - William De Woolf
Polly - James De Woolf
White Horse - Jan de Sweevts
Expedition - John et Jacob Roosevelt
Charlotte - Moses et Sam Levy; Jacob Franks
Caracoa - Moses et Sam Levy

Les marchands d'esclaves et l'Holocauste «négrier»

1- Les oubliés de l'histoire

Les Noirs sont toujours les oubliés de l'histoire, car personne ne s'intéresse à eux. Normal, ils ne possèdent pas encore de «lobbies qui n'existent pas», suffisamment puissants pour négocier directement de leurs réparations légitimes auprès des Etats concernés.Alors que l'«industrie mémorielle» se rappelle à nos bons souvenirs quasiment tous les jours de l'année 2005, jour du 60ème anniversaire de la chute du régime nazi, qui coïncide parfaitement avec les 6 branches de l'étoile de David et le chiffre des «6 millions» de «victimes», personne ne se rappelle des Noirs qui sont bien plus nombreux à disparaître de l'esclavagisme qui dure plusieurs siècles.Deux poids, deux mesures, selon que vous êtes puissant et que vous avez le contrôle des médias et des institutions financières ou que vous êtes un «Nègre» misérable auquel on vous refuse - tel l'humoriste Dieudonné -, de faire un film sur le Code Noir [j'emploie d'autant plus volontiers ce terme qu'étant né au Sénégal - j'y compte encore de très nombreux amis d'enfance et qu'une partie de mon coeur y est resté -, ce mot me permettant de réveiller les consciences endormies et d'insister sur ce vocable insultant qu'emploie les Nazis et certains colonisateurs].A ce sujet, l'association «Euro-Minorités» que je préside, étudie actuellement les aspects juridiques avec différents avocats pour voir comment il est possible d'obtenir une réparation, symbolique et morale - car il est hors de question de s'abaisser au même niveau que d'autres, qui font payer en argent sonnant et trébuchant le nombre des cadavres -, pour cet infâme épisode de notre histoire.

2- Les «Négriers»

Les «Négriers» sont étroitement liés à l'un des plus grands génocides de l'humanité qui concerne l'esclavagisme : le génocide des Noirs.Tout comme il est vain de faire un décompte morbide de la seconde guerre mondiale, il est tout aussi inutile d'en faire un en ce qui concerne le nombre de victimes de ce tragique épisode, laissons les morts reposer en paix et ne les tuons pas une seconde fois.Un certain nombre de marchands participent directement à toutes les  étapes de ce génocide : dans le choix des «produits», le transport dans  leurs «galères» spécialement aménagées et qui n'ont rien à envier aux  camps de concentration nazis [...], la gestions des «marchés aux  enchères» de leurs «produits», ainsi qu'à leur achat pour l'utilisation  à des fins personnelles.

Des recherches entreprises par un certain nombre d'historiens de  confession juive prouvent aujourd'hui que ces «négociants» sont  impliqués de manière totalement disproportionnée - compte tenu de  l'importance de leur groupe ethnique -, par rapport aux autres groupes  qui en font également commerce. L'immense fortune de ces marchands,  ainsi que ceux qui font de l'esclavagisme leur commerce, est obtenue par  la «traite des Noirs», du fait de leur couleur de peau, ce qui est  aujourd'hui considéré comme un acte violemment raciste. On peut se poser en effet la question «pourquoi les Noirs» ?

La raison en est fort simple. Au début de l'invasion de l'Amérique du  Sud, les Indiens sont initialement pris comme esclaves. Mais ils se  rebellent, ce qui évidemment pas bon pour les affaires, et meurent  lorsqu'ils sont détenus, hors de leur environnement. C'est alors que les commerçants, jamais à court d'inspiration, voient  dans les Noirs d'Afrique un excellent «produit», docile et robuste [les  théories de Darwin s'appliquent durant le transport et il ne reste que  les meilleurs à l'arrivée...].

2.1- Retour Historique

Mais on retrouve des traces de l'esclavagisme par les «Négriers» juifs  qui en sont les précurseurs, déjà à la fin du 6ème siècle. Lady Magnus  écrit qu'au Moyen-âge, les principaux acheteurs d'esclaves se trouvent  parmi les Juifs. Elle écrit «A l'époque du pape Grégoire le Grand,  [590-604], les Juifs deviennent les plus grands négociants dans ce genre  de trafic» [source : Lady Magnus, Esquisses d'histoire juive, Outlines  of Jewish History, revues par M. Friedlander Philadelphie : Jewish  Publication Society of Amenca, 1890, p. 107 ; Jewish Encyclopaedia, New  York & London : Funk and Wagnalls Company, 1905 -1916), vol. 11, p. 402]. L'auteur juif (et sioniste) Julius Brutzkus indique «déjà au 10ème  siècle, les Juifs possèdent des mines de sel à Nuremberg. Ils font du  négoce d'armes et exploitent les trésors des églises. Mais leur grande  spécialité est... l'esclavagisme». L'encyclopédie juive indique «les  premiers Juifs que rencontrent les Polonais sont certainement des  négociants, probablement des marchands d'esclaves, appelés au 12ème  siècle les Holekhei Rusyah (Voyageurs vers la Russie) ». Enfin, Israël  Abrahams note qu'au 12ème siècle «les Juifs espagnols [Marranes] doivent  leur fortune au négoce d'esclaves».

Mais Henry L. Feingold note qu'en 1460, lorsque les Juifs deviennent les  Maîtres des sciences nautiques au Portugal, l'Etat ibérique importe  entre 700 et 800 esclaves par an [source : Henry L. Feingold, Le  Sionisme en Amérique : L'expérience juive du temps des colonies jusqu'à  ce jour - Zion in America : The Jewish Experience from Colonial Times to  the Present (New York: Twayne Publishing, Inc., 1974), pp. 42-3]. Le succès de ces marchands médiévaux est accru par leurs talents  linguistiques. Ils parlent l'arabe, le persan, le romain, le français,  l'espagnol et le slave. Par ailleurs, ils possèdent une vue des affaires  toujours en avance sur leur époque qu'il faut leur reconnaître.. Marcus  Arkin, l'auteur des Aspects de l'économique historique juive - Aspects  of Jewish Economic History (Jewish Publication Society of America, 1975,  pp. 44-5), nous révèle que les négociants juifs, dans certaines pays  européens «ont un monopole du commerce international», tant et si bien  que les termes «Juif» et «marchand» apparaissent comme des synonymes  dans les documents carolingiens, ce que confirme également Lady Magnus  dans son livre, p. 152.

2.2- Christophe Colomb ouvre la voie

Le 2 août 1492, plus de 300.000 Juifs sont expulsés d'Espagne, mettant  également fin à leurs cinq siècles d'implication dans l'esclavagisme  dans cette région. En fait, les documents historiques prouvent que  certains d'entre eux amassent des fortunes considérables avec des  esclaves chrétiens et occupent des postes de premier plan dans la  hiérarchie espagnole. Les circonstances économiques les réunifient au sein d'une coalition de  ravisseurs d'esclaves. Peu de temps après l'expulsion des Juifs  d'Espagne, Christophe Colomb, dont le nom est en réalité Cristobol  Colon, embarque un groupe de réfugiés juifs avec lui vers le nouveau  monde (source : Max J. Kohler, Luis De Santangel and Columbus, PAJHS,  vol. 10 (1902), p. 162). Dans son journal, Colomb lui-même attire  l'attention sur la coïncidence de ce premier voyage avec l'expulsion des  Juifs d'Espagne dans le passage suivant : «Après avoir expulsé les Juifs  de son Empire, son Altesse, le même mois de janvier m'ordonne de voguer  vers les dits territoires des Indes».
La reine Isabelle signe le décret quasiment le même jour que Colomb  commence son voyage. George Cohen, parmi les nombreux historiens juifs,  précise que de nombreux Juifs fortunés financent l'expédition de Colomb.  L'histoire des bijoux d'Isabelle n'est fondée sur aucun fait, mais  relève plus du mythe destiné à glorifier la reine.

Trois marranes participent financièrement à cette aventure :

- Luis de Santagel (ou Santangelo) [le premier décret royal pour  exporter du grain et des chevaux vers l'Amérique est accordé à Luis de  Santangel qui est reconnu comme étant le fondateur des plus grandes  industries américaines (source : Cecil Roth, L'histoire des Marranes -  History of the Marranos, Jewish Publication Society of America, 1932,  pp. 272-73)]. L'historien Kohler, dans son livre «Colomb», p. 159, nous  cite une anecdote croustillante : «c'est un fait historique qu'un jour  Ferdinand V, souhaitant de l'argent, s'arrête à la maison de Santangelo  à Calatayud, pour y obtenir une somme considérable». «A cette époque, ni  Ferdinand, ni Isabelle, n'ont à leur disposition suffisamment d'argent  pour armer une flotte» (p. 75).

- Gabriel Sanchez, également cité par Kohler dans son livre ci-dessus,  p. 160, nous indique «c'est un négociant aisé».

- Le trésorier royal et son assistant Juan Cabrero influencent la reine  Isabelle pour les aider à financer le voyage de Colomb. Cabrero et Santangel investissent 17.000 Ducats [soit certainement plus  que 150.000 Euros de nos jours]. De même qu'Alfonso de la Caballeria et  Diego de Deza fournissent également des fonds. Abraham Ben Samuel Zacuto  fournit, quant à lui, les équipements d'astronomie et de navigation et  Isaac Abravanel l'assiste. Six Juifs en vue accompagnent Colomb dans son périple, parmi lesquels on  retrouve : Mastre Bernal, un scientifique ; Marco, a chirurgien ;  Roderigo Sanchez, un inspecteur ; Luis de Torres, un interprète ; et  Alfonso de la Calle comme marin. Torres s'installe à Cuba et il devient celui qui introduit le tabac en  Europe, exporté de ses vastes plantations. La relation entre les Juifs et la découverte de l'Amérique n'est pas une  coïncidence fortuite. L'expédition de 1492 n'est que le résultat d'une  entreprise essentiellement juive ou marrane.

2.3- Colomb est-il un marchand d'esclaves ?
Sir Arthur Helps écrit que dans ses lettres, Colomb parle «de ses  habitudes de pratiquer la traite d'esclaves». En 1498, ses cinq navires ramènent 600 Indiens en Espagne comme  esclaves. 200 sont donnés aux capitaines des navires et 400 sont vendus.  Colomb emploie également la main-d'oeuvre des esclaves avant même de  s'embarquer vers le nouveau monde. Il participe à la création d'une  colonie à San Jorge El Mina, située au Ghana, en Afrique de l'ouest. Au nouveau monde, Colomb force les Indiens en esclavage pour trouver de  l'or qui est son objectif. Il n'en ramène que l'équivalent de 6 millions  d'Euros en 20 ans, au prix de la vie d'un million et demi d'Indiens,  soit très exactement 4 Euros par vie humaine ! Que Christophe Colomb soit Juif ou pas, comme le proclame de nombreux  historiens juifs, il n'en demeure pas moins que ses expéditions sont  financées par des investisseurs juifs. Les joyaux de la reine Isabelle  ne sont qu'un mythe, mais les Marranes sont bien réels !


3- L'esclavagisme des colonies d'Amérique du Sud et des Caraïbes

Les négociants d'esclaves juifs fournissent des Noirs par dizaines de  milliers vers les plantations d'Amérique du sud et des Caraïbes. On ne  retrouve plus aujourd'hui de trace écrite de protestation contre ce  comportement. C'est alors une affaire purement commerciale dans laquelle  la religion n'intervient nullement. Daniel M. Swetschinski estime que la  part des négociants juifs dans les affaires internationales est alors  disproportionnée. Ils représentent 75% des affaires mercantiles alors  qu'ils ne constituent que 10% de la population. Cette domination du  marché des esclaves les met en position d'équilibre avec les autres  communautés. Les planteurs de sucre au Brésil utilisent abondamment cette main  d'oeuvre d'esclaves d'Indiens et de Noirs, fournie par les négociants  juifs. Dans les années 1600, les plantations qui constituent la majeure  partie du réservoir d'esclaves avec quasiment 10.000 Africains et  l'exportation du sucre raffiné est dans les mains des négociants juifs. La compagnie hollandaise d'Inde de l'ouest est créée en 1621 dans le  seul but de gagner de l'argent. Les Juifs investissent massivement dans  l'entreprise qui se destine à toute forme de commerce, y compris  l'esclavagisme. Les dirigeants hollandais, en faisant la promotion du  développement économique, encouragent ainsi les Juifs à émigrer [très  astucieux...] et la Hollande devient très rapidement le centre du  pouvoir et de la fortune juive. Marcus Arkin écrit «depuis le  développement des industries dans lesquels les Juifs investissent :  tailleurs de diamants, sucre, soie, textiles, le mélange du tabac,  denrées alimentaires,...) sont dépendantes des colonies, il n'est  nullement surprenant que de retrouver les Juifs d'Amsterdam concernés  par le commerce vers l'Asie et le nouveau monde. Au 18ème siècle,  environ un quart des participations dans les compagnies internationales  hollandaises sont détenues par des Juifs et son déclin amène ensuite la  ruine de la plupart des familles aisées».
Le chercheur juif Arnold Wiznitzer est beaucoup plus explicite  concernant l'implication des Juifs au Brésil : «A part leur position  importante dans l'industrie sucrière, ils dominent le négoce des  esclaves. De 1636 à 1645, un total de 23.163 Nègres [dans le texte]  arrivent d'Afrique et sont vendus pour 6.714.423 Florins [soit environ  290 Florins par individu, tel est le prix de la vie humaine d'un Noir à  l'époque...], Les acheteurs, lors des ventes aux enchères étaient tous  Juifs et du fait de ce manque de compétition dans le négoce d'esclaves,  ils étaient achetés à vil prix. Par ailleurs, il n'existait pas non plus  de compétition pour l'achat des esclaves qui étaient payés à crédit  jusqu'à la prochaine saison de vente du sucre. Si les enchères avaient  lieu un jour de fête juive, elles étaient automatiquement reportées. » Moshe Kahan déclare sans ménagements qu'en 1653-1658, «les négociants  Juifs-Marranes possédaient le contrôle du commerce espagnol et  portugais, donc détenaient quasiment le contrôle du commerce  levantin...avaient d'importantes sommes d'argent à leur disposition». Seymour B. Liebman dans le New World Jewry (Nouveau Monde Juif), indique  clairement que «les navires n'appartiennent pas seulement aux Juifs,  mais sont commandés par des capitaines juifs avec des équipages composés  de Juifs».


4- L'esclavagisme aux Etats-Unis

L'esclavagisme aux Etats-Unis commence avec la conquête du nouveau  monde. Les navires effectuent alors un triangle entre l'Europe,  l'Afrique et les Amériques. Ils vendent des produits manufacturés en  Afrique, prennent des esclaves à destination du Brésil, des Caraïbes ou  des Etats-Unis et reviennent en Europe avec du sucre et d'autres  matières premières. C'est l'art de l'optimisation des investissements  dans lequel on peut rendre hommage au génie créatif en affaires des  Juifs. Durant quasiment 4 siècles des millions d'Africains sont  «exportés» vers les Amériques. Durant le 18ème siècle, les Juifs participent activement dans le négoce  d'esclaves. Certains Juifs contrôlent même les marchés où sont fixés les  prix, telle une denrée !

Mais on assiste également à des histoires émouvantes de romantisme.  C'est ainsi que Aaron Levy, le fondateur de Aaronsburg en Pennsylvanie,  achète Rachel, une esclave noire, dans le milieu des années 1780 et  l'emmène à Philadelphie. Il la libère, l'éduque et l'épouse. Elle repose  désormais dans le cimetière Mikve Israël, à proximité de la tombe de  Hayim Salomon, le financier de la Révolution américaine (cf 1776).

En 1793, Eli Whitney invente le fil à coton et c'est l'envol des  plantations de cette matière première consommatrice de main d'oeuvre,  plus particulièrement d'esclaves bon marché qui fait exploser le marché. L'un des nombreuses études effectuées par Ira Rosenwaike, publiée par  l'American Jewish Historical Society (Société d'histoire juive  américaine), montre que 75% des Juifs du sud des Etats-Unis possèdent  des esclaves noirs [avant l'élection de Lincoln], alors que seuls 36%  des Blancs en ont.

Le Rabbin Isaac Meyer Wise, l'un des champions de la réforme libérale  juive et le plus actif de tous les Rabbins aux Etats-Unis au 19ème  siècle, soutient activement l'esclavagisme des Noirs, appelle Abraham  Lincoln un «imbécile» et argumente que les Noirs sont des «bêtes  accablantes» [Rappelons que Lincoln est l'un des rares présidents  américains qui n'est pas élu avec les voix des Juifs, car il s'oppose à  l'esclavagisme et lorsqu'il est élu en 1860, il l'abolit immédiatement,  ce qui déclenche la guerre de sécession].

En 1896, un éditorial dans le Jewish South de Richmond, en Virginie,  argumente que les «Nègres [dans le texte] sont intellectuellement,  moralement et physiquement une race inférieure - un fait que personne ne  peut dénier» et, lors de la mort du sénateur [Juif] du Maryland, Isador  Rayner, un journaliste noir écrit que Rayner «évoque auprès de ses  voisins de couleur les terreurs des pogroms».

Lorsque le B'nai B'rith et l'ADL (Ligue anti-diffamation) - organisme  contrôlé par les «lobbies qui n'existent pas», l'équivalent de la LICRA  (Ligue Internationale contre le racisme et l´antisémitisme) en France -  publient leur pamphlet, en 1976, intitulé «Les Juifs américains : leur  histoire», sur les 13 pionniers juifs américains, 10 d'entre eux sont  liés au négoce de l'esclavagisme... [comme quoi, plus vous êtes  esclavagiste, raciste et antisémite et mieux il est préférable d'adhérer  à ce genre d'organisation pour vous donner bonne conscience...] Du reste, les quotidiens suivants : The San Francisco Chronicle, The San  Francisco Examiner, The Los Angeles Times et d'autres encore, révèlent  depuis de nombreuses années qu'aux Etats-Unis, l'ADL pratique  l'espionnage et constitue des dossiers sur 950 organisations et 10.000  individus dont la plupart sont des groupes de Noirs, y compris la  célèbre NAACP (National Association for the Advancement of Coloured  People ou Association nationale pour l'avancement des personnes de  couleur), fondée en 1909 par des groupes de militants multiraciaux. Le Général israélien Moshe Dayan ne dit-il, voici quelques années, pas  que les forces militaires américaines se dégradent parce qu'elles sont  composées de Noirs «avec peu d'intelligence et aucune éducation». Il  insiste alors pour que les Etats-Unis recrutent «du sang neuf et de  meilleurs cerveaux».
Il est considéré comme un héros dans son pays !

Lorsqu'on leur relate ces faits, certains contradicteurs argumentent sur  des points qui prêtent volontiers à sourire. En voici deux :

- le premier, que les négociants juifs sont contraints par les Chrétiens  de devenir des marchands d'esclaves et effectuer le «sale boulot» pour  leur compte ;

- le second, que sans ces marchands, le nombre de victimes, en  particulier de la faim, serait encore plus catastrophique !

J'en oublie un dernier, qui correspond à celui qu'ils utilisent en  dernier ressort, lorsqu'ils ne trouvent plus d'arguments solides : c'est  faire preuve d'antisémitisme que de relater ces faits, car ils ne sont  pas représentatifs de la religion juive [nous sommes bien d'accord sur  ce point, il ne faut pas généraliser] et ils ne sont pas les seuls à  faire ce genre de commerce [nous sommes également bien d'accord sur ce  point aussi, ce qui n'exonèrent pas les autres !]. Il n'en demeure pas  moins que le mot magique «antisémitisme» est lâché, celui qui fait taire  tous les journalistes et ramènent dans le rang de la «pensée unique»  tous les Présidents et membres des gouvernements.

Est-ce de la diffamation que de dénoncer ce génocide afin qu'il ne se  renouvelle plus ?
Non ! C'est une définition.

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