Le président ivoirien Laurent Gbagbo ne sera pas présent au sommet de la Francophonie qui s'ouvre vendredi au Burkina Faso, a annoncé son porte-parole Désiré Tagro.
Quelque 30 chefs d'Etat sont attendus à ce sommet de deux jours, ainsi que le secrétaire général des Nations unies Kofi Annan, mais en revanche, "Gbagbo ne vient pas (...) simplement parce que la situation dans le pays ne le permet pas", a déclaré Désiré Tagro.
La crise ivoirienne sera pourtant au coeur de ce Xème sommet des pays ayant "le français en partage". Elle a repris de plus belle début novembre, avec l'offensive d'Abidjan sur le nord aux mains des rebelles, le 4, suivie, le six, par la destruction de la maigre aviation ivoirienne par les forces françaises, suite à l'attaque sur un camp du dispositif Licorne à Bouaké, "capitale" des rebelles, qui causa la mort de neuf soldats français et un humanitaire américain.
La riposte française a notamment déclenché une vague de violences anti-occidentales à Abidjan, poussant à l'évacuation de plus de 9.000 personnes via un "pont aérien".
Depuis lors, si le calme est revenu dans la capitale économique du pays, le président Gbagbo n'a quasiment pas quitté sa résidence, autour de laquelle s'est mis en place un "bouclier humain" de Jeunes Patriotes, les milices pro-Gbgabo, qui disent le protéger contre une éventuelle tentative de coup d'Etat.
Désiré Tagro a précisé que le gouvernement d'Abdijan serait représenté à Ouagadougou, sans pouvoir dire par qui.