La Corée du Nord a réagi de manière «très positive» aux incitations pour la ramener à la table des négociations sur son programme nucléaire, a indiqué mercredi le président de l'Assemblée générale des Nations Unies, Jean Ping, de retour de Pyongyang.
M. Ping, ministre des Affaires étrangères du Gabon, «a déclaré avoir reçu un message très positif de la Corée du Nord sur la reprise des négociations à six nations», a rapporté le ministre sud-coréen de l'Unification, Chung Dong-Young après une rencontre avec le responsable africain à Séoul.
«Il a dit que la Corée du Nord lui avait demandé de passer le message qu'elle voulait coexister avec les États-Unis», a ajouté le ministre coréen dans un communiqué.
Aucune autre précision n'a été donnée sur la visite de M. Ping de cinq jours en Corée du Nord où il a rencontré le numéro deux du régime stalinien, Kim Yong-Nam, et le ministre des Affaires étrangères, Paek Nam-Sun.
Pyongyang a boycotté une session de pourparlers prévus pour septembre à Pékin, après avoir participé à trois rencontres précédentes à six : États-Unis, Chine, les deux Corée, Japon et Russie, qui n'ont pas convaincu la Corée du Nord de renoncer à l'arme nucléaire.
Le régime stalinien a demandé que les États-Unis abandonnent leur politique «hostile» à l'égard du régime nord-coréen avant de nouveaux pourparlers sur la crise qui dure depuis plus de deux ans. Mais M. Ping lors de son passage à Séoul s'est déclaré optimiste sur une évolution. «J'ai de bonnes nouvelles de Pyongyang, je suis convaincu, et je suis très optimiste», a-t-il dit à l'occasion d'une rencontre avec le ministre sud-coréen des Affaires étrangères, Ban Ki-Moon.
M. Ban a de son coté appelé mercredi la Corée du Nord à revenir à la table des négociations disant que tous les autres pays concernés réclamaient une reprise des pourparlers avant la fin de l'année.
«La Corée du Nord doit prendre une décision stratégique pour que l'on en revienne au dialogue et qu'on progresse sur la question nucléaire», a dit M. Ban Ki-Moon à la presse. «Il est important pour la Corée du Nord de ne pas manquer une occasion stratégique d'ouverture et de réformes», a-t-il ajouté.