Des experts internationaux ont approuvé la création d'une mission multinationale dirigée par le Canada et chargée d'évaluer l'équité des élections prévues le 30 janvier en Irak, a annoncé lundi le directeur général des élections du Canada, Jean-Pierre Kingsley.
Toutefois, la plupart des participants à la Mission internationale sur les élections en Irak (MIEI), qui doivent être originaires d'une demi-douzaine de pays, ne mettront pas les pieds sur le sol irakien. Pour des raisons de sécurité, seuls quelques responsables parcourront le pays, a indiqué M. Kingsley lors d'une conférence de presse, au terme du Forum sur l'observation électorale en Irak organisé à Ottawa, la capitale fédérale canadienne, dimanche et lundi, avec l'aval des Nations Unies et de la Commission électorale indépendante de l'Irak.
La sécurité des observateurs qui seront dépêchés en Irak sera assurée par les forces armées sous la direction des Etats-Unis, ainsi que par des agences de sécurité privées.
Les autres membres de la mission internationale seront basés ailleurs au Moyen-Orient, vraisemblablement à Amman, capitale de la Jordanie, même si le lieu doit encore être confirmé.
Les participants à la mission seront en mesure de contacter des organismes d'observation nationaux, les partis politiques et d'autres groupes établis en Irak, avant de se prononcer sur des questions comme l'équité des processus d'inscription et de vote.
Les autres pays devant pour le moment prendre part à la MIEI sont le Royaume-Uni, l'Indonésie, le Mexique, le Panama et l'Albanie.