«La France estime indispensable le respect de la Constitution togolaise», a fait savoir dimanche le ministère français des Affaires étrangères après le décès du président du Togo Gnassingbé Eyadéma et la nomination de son fils pour le remplacer en violation des dispositions prévues.
Le président de la République Jacques Chirac «s'est entretenu avec plusieurs chefs d'Etat de la région de la situation», a-t-on par ailleurs appris auprès de l'Elysée, qui précisait que «la France appuie les efforts engagés par l'Union Africaine et par la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest) pour assurer que les forces politiques togolaises respectent les dispositions constitutionnelles».
Dans un communiqué, la porte-parole adjointe du Quai d'Orsay Cécile Pozzo di Borgo avait rappelé que «la transition doit donc être assurée, conformément aux dispositions de cette Constitution et dans le strict respect de la légalité, par le président de l'Assemblée nationale». «Au-delà de cette période intérimaire, il appartiendra au peuple togolais de s'exprimer librement et démocratiquement», a-t-elle poursuivi.
«Dans la nouvelle étape qui s'ouvre pour le Togo, il est essentiel de veiller à ce que le processus du dialogue avec l'Union européenne, entamé sous l'égide du président Eyadéma se poursuive et aboutisse le plus rapidement possible», conclut le communiqué.