Le consul général de l'Equateur au Gabon, le Dr Oswaldo Diaz, a accusé vendredi à Libreville des policiers gabonais de l'avoir molesté, en lien selon lui avec un litige privé qui l'oppose, à l'étranger, à une personnalité proche de la présidence gabonaise.
"J'ai été agressé par la police", a déclaré à l'AFP le Dr Diaz, âgé de 70 ans, précisant que les faits s'étaient déroulés mercredi à la mi-journée sur le parking devant son domicile. "C'était brutal, sauvage", a-t-il poursuivi.
"En sortant de ma voiture, j'ai été attaqué par quatre types qui m'ont attaqué violemment, m'ont jeté par terre, m'ont donné des coups de pieds avant de me jeter dans une camionnette", a-t-il raconté à un journaliste de l'AFP, ajoutant que les quatre hommes en civil lui avaient rapidement fait savoir qu'ils étaient policiers.
Le diplomate a ensuite passé près de quatre heures dans un bureau du siège de la police judiciaire, où il dit avoir essuyé "des violences verbales, des insultes", mais n'avoir plus reçu de coups. Selon lui, les policiers ont à plusieurs reprises fait référence à un litige judiciaire qui l'oppose, dans un pays européen, à un proche d'un membre influent du pouvoir gabonais.
Après avoir été libéré dans l'après-midi, le Dr Diaz, s'est rendu lui-même dans une clinique de la capitale où il a été hospitalisé pour la nuit. Il dit avoir notamment quatre côtes cassées et l'épaule luxée.
Il avait le bras en écharpe, un bandage autour du poignet, des pansements sur la main, ainsi qu'un hématome sur le visage quand le journaliste de l'AFP l'a rencontré vendredi. Celui-ci a pu voir des photos prises mercredi à l'hôpital sur lesquelles on constate une épaule déboîtée et de multiples hématomes aux jambes, aux bras, au torse et au visage.
Le consul dit avoir été plusieurs fois convoqué auparavant par la police gabonaise au sujet du litige en question, mais avoir toujours opposé son immunité diplomatique.
Aucun responsable de la PJ ou du ministère des Affaires étrangères gabonais n'était joignable vendredi soir pour commenter ce témoignage.