Invités à prendre part aux travaux de la Conférence au sommet des chefs d'Etat de la Cémac, l'Onu, l'UE, le FMI, l'Umoa, la BAD et l'OIF ont vivement encouragé le processus d'intégration de la sous-région d'Afrique centrale.
QUELLE soit financière, économique ou politique chacune des institutions internationales présentes aux travaux de la Cémac à Libreville s'est montrée résolument solidaire des chefs d'Etat de la sous-région pour les accompagner dans cette tâche difficile que constitue l'intégration sous-régionale.
Le représentant de l'Union européenne, dont les Etats qui la constituent ont 50 ans d'expérience en matière d'unification, a demandé aux dirigeants d'Afrique centrale de «dépasser les particularismes étatiques», «d'aller au-delà des identités particulières» pour parvenir véritablement à une intégration réussie. Ce qui demande bien évidemment, a-t-il reconnu; «une volonté politique» indéniable.
Aussi, le mandataire de l'UE a-t-il fait savoir aux différents chefs d'Etat qu'il ne faut pas que «l'intégration soit une affaire de technocrates»; Ce qui veut dire clairement qu'il faut associer les entrepreneurs dans cette dynamique d'intégration, tout comme les populations pour lesquelles devraient être initiées des campagnes de sensibilisation de façon qu'elles soient imprégnées de l'esprit communautaire.
Pour sa part, le secrétaire général de l'Onu, Kofi Annan, dont le message a été délivré par son représentant en République Centrafricaine, le général Lamine Cissé, salue les efforts louables consentis par les Etats de la sous-région dans leur lutte contre la pauvreté, de même qu'il salue les résultats encourageants enregistrés dans les domaines économique et politique. Notamment en ce qui concerne le soutien apporté par les Etats membres de la communauté à la transition et au processus électoral en République Centrafricaine.
En dépit des difficultés rencontrées, la transition de même que le processus électoral en RCA, s'acheminent inexorablement vers leur aboutissement, note le secrétaire général de l'Onu qui espère toutefois que les futures échéances électorales clans ce pays se feront dans la paix et la sérénité.
PERFORMANCES. D'autant que pour Kofi Annan, «le défi majeur que la Cémac s'évertue à relever pour le bonheur des peuples de la sous-région consiste à créer, pour chacun des membres et pour l'Afrique centrale tout entière, un environnement de paix, de stabilité et de sécurité durable. Lequel serait favorable à l'intégration économique sous-régionale».
Ce n'est que dans un tel contexte que l'Afrique centrale pourrait inscrire dans la durée les performances économiques enregistrées au cours de l'année écoulée. Puisqu'il ressort - selon le président du groupe de la BAD, Omar Kabbaj, ce faisant l'écho des estimations disponibles actuellement que «le taux de croissance du PIB en Afrique a atteint en moyenne 4 5%. De leur côté, les pays de la Cémac ont enregistré des résultats encore meilleurs avec un taux de croissance du PIB de la région qui aurait atteint 10,5%.
Des résultats qui encouragent la BAD à oeuvrer davantage dans le processus d'intégration sous-régionale en participant au financement des projets dé développement économiques, malgré l'existence encore dans certains pays des soubresauts multiformes.
Cette bonne tenue des économies des pays de la Cémac a également été mentionnée par le directeur du département Afrique du FMI, l'institution financière avec laquelle plusieurs pays de la sous-région discutent. Abdoulaye Bio-Tchané a en effet reconnu que «la conjoncture économique des pays de la Cémac s'est sensiblement améliorée avec la mise en exploitation de nouveaux gisements pétroliers et la progression soutenue des cours du pétrole sur les marchés mondiaux». Il note également que ces performances sont aussi dues aux «efforts déployés pour consolider les finances publiques et accélérer les réformes structurelles». À cet égard, le FMI se dit prêt à travailler en étroite collaboration avec lés Etats membres de la Cémac pour définir ensemble les réponses à apporter à la conjoncture actuelle.
L'Umoa représentée par le président de la Commission tout comme l'OIF représentée par son secrétaire général, Abdou Diouf, ont également pris position en encourageant les pays de la Cémac, engagés dans une dynamique collective, «à poursuivre sur cette voie» malgré la complexité du travail à accomplir.