Plus de 200 experts sont réunis depuis jeudi à Libreville à l'occasion d'un colloque international pour discuter des moyens à mettre en oeuvre pour atteindre d'ici 2015 les objectifs du Millénaire en matière d'eau et d'électricité.
"Suite aux engagements du Millénaire (...), on a assisté à un début de discours très pessimiste sur les résultats déjà obtenus et sur la possibilité d'atteindre ces objectifs", un plus grand accès à l'eau et à l'électricité, a indiqué à l'AFP le directeur général de Veolia water, Antoine Frérot, un des organisateurs de ce forum.
"Le but (de cette conférence) est de tempérer ce pessimisme", a-t-il poursuivi, en cherchant à reproduire les bons résultats obtenus au Maroc, au Niger ou au Gabon grâce à la stabilité politique, des sources de financement et un partage clair des rôles entre secteurs privé et public.
Au Gabon, la Société d'eau et d'électricité (SEEG) a investi 230 millions d'euros depuis qu'elle a été reprise en 1997 par Veolia à hauteur de 51%. Ce qui a permis à ce pays pétrolier de plus d'un million d'habitants d'augmenter le nombre de ses abonnés.
"En un peu moins de sept ans, cette société a augmenté de 54% le nombre de personnes desservies en électricité et de près de 68% en eau potable", a rappelé le PDG de Veolia Water Afrique-Moyen-Orient-Inde, Patrice Fonlladosa, qualifiant le Gabon de pays "exemplaire" dans son discours d'ouverture.
Organisé par la SEEG et Veolia Water, cette conférence réunit jusqu'à vendredi quelque 250 représentants d'organismes internationaux, organisations non-gouvernementales (ONG) et opérateurs publics ou privés.