Au cours de la seconde phase de sa visite de travail, Omar Bongo Ondimba a abordé avec ses interlocuteurs les thématiques se rapportant à la paix en Afrique et à la relance de l'économie gabonaise.
AU lendemain de la fête de tous les saints commémorée le week-end dernier, le président de la République a repris hier matin ses entretiens avec les personnalités politiques et du monde des affaires, dans le cadre de la visite de travail qu'il effectue dans la capitale française. Après les rencontres avec les autorités politiques françaises avec lesquelles la coopération bilatérale, tant en matière politique, diplomatique qu'économique, a été largement abordée, le chef de l'Etat a consacré sa journée de travail à débattre avec ses interlocuteurs de l'avenir de la Francophonie (Abdou Diouf) de l'évolution de la situation en Côte d'Ivoire (Alassane D. Ouattara), de la poursuite des activités de recherche du pétrole (Desmaret). Omar Bongo Ondimba a reçu avec satisfaction la décision de la Comilog d'augmenter sa production qui passe de 2 à 3 millions de tonnes. Des thèmes et des dossiers variés dans lesquels l'implication positive du Chef de l'Etat est orientée vers la consolidation des relations d'amitié et de coopération multilatérale d'une part et le développement et l'amélioration de la situation économique du Gabon, d'autre part.
Le président de la République et le Secrétaire général de l'organisation internationale de la Francophonie ont évoqué les thématiques successives retenues à l'ordre du jour du prochain sommet de la Francophonie de Ouagadougou. En bonne place figure le thème relatif à l'élaboration du cadre stratégique décennal qui doit être adopté au cours de la rencontre dans la capitale du Burkina Faso. Les chefs d'État y définiront les orientations, les objectifs stratégiques et les missions de la Francophonie pour les dix prochaines années.
Omar Bongo Ondimba et Abdou Diouf ont examiné les tenants des situations de crise et de conflit que connaît l'ensemble de l'espace francophone. Abdou Diouf a reconnu que «l'Afrique francophone est la zone la plus fragile et la plus déshéritée de l'ensemble francophone». Pour cela il a exprimé le voeu qu'«à l'occasion du sommet de Ouagadougou, les chefs d'État auront à coeur pour que la Francophonie demeure, il faut une Francophonie prospère pour l'ensemble de ses parties. Elle doit se développer de façon équitable.»
DEVOIR DE SOLIDARITÉ • L'ancien président sénégalais a insisté sur le «devoir de solidarité» retenu comme le thème central des prochaines assises de la Francophonie afin d'encourager le rapprochement entre les pays du Nord et du Sud au sein de l'esp ace francophone.
Comme l'ont fait les autres protagonistes de la crise-ivoirienne, qui ont encore récemment fait le déplacement de la capitale gabonaise, Alassane Dramane Ouattara s'est entretenu avec le président Bongo Ondimba de la situation en Côte d'Ivoire. «Situation préoccupante», a reconnu l'homme politique ivoirien, qui a déploré les blocages qui se sont révélés après les Accords d'Accra. «Compte tenu des difficultés actuelles, il était tout à fait normal que je lui fasse le point et que nous puissions lui demander de continuer de s'impliquer et de nous aider encore davantage à trouver un aboutissement. heureux», a fait remarquer le leader ivoirien. L'ancien Premier ministre a rappelé que la Côte d'Ivoire a besoin de paix. Il a renouvelé sa sollicitation auprès du président Bongo Ondimba, en insistant sur le caractère difficile de la situation qui prévaut dans ce grand pays d'Afrique de l'Ouest. «Les populations souffrent énormément. Nous craignons une véritable crise économique et sociale. Nous comptons beaucoup sur le président Bongo Ondimba pour nous aider à trouver une solution. Laquelle devra, cette fois-ci, être une solution de sortie de crise», a déclaré Alassane Dramane Ouattara.
INVESTISSEMENTS. Afin de matérialiser le partenariat pour la consolidation du tissu industriel gabonais, Thierry Desmaret a fait au chef de l'État le point des activités de Total Gabon. Il s'est félicité de la bonne tenue de celles qui visent «le maintien de la production du pétrole à un niveau très élevé». Il a poursuivi son propos en évoquant la reprise la prospection, avec «l'espoir de trouver soit du pétrole, soit du gaz pour compter la production d'hydrocarbures du pays».
Il a enfin renouvelé son engagement, en vue de «la modernisation des installations, en particulier pour qu'elles respectent le mieux possible l'environnement». «Cela permet d'apporter une contribution substantielle à l'économie gabonaise, tout en étant très respectueux de l'environnement», devait conclure M. Desmaret.
Pour leur part, les responsables du groupe ERAMET ont remercié le président Bongo Ondimba de son intervention dans le dossier ri a abouti à la signature d une convention qui conditionne le mode de fonctionnement de Comilog. Ce pour les années à venir. II s'agit d'une convention minière qui garantit le maintien de la fiscalité actuelle pour les prochaines années. Baccardats et Abéké ont tenu à dire au chef de l'État toute la gratitude du groupe : «C'est lui qui a permis signature dans les délais qu'il avait promis de cette convention minière. L'implication qu'il a eu dans ce dossier fait suite à toute l'aide qu'il nous a déjà apportée ces dernières années que ce soit dans le dossier du train, que ce soit dans tous les dossiers qui concernent Comilog.» Baccardats a mis au jour l'incidence concrète de la signature de cette convention «Cela nous a permis de prendre une décision importante que nous avions déjà annoncée au président qui est d'augmenter de 2 millions de tonnes de manganèse qui est notre capacité actuelle à 3 millions de tonnes.» En réalité une augmentation de 50% qui rapproche. Comilog, deuxième mondial, du numéro un mondial.