Outre les relations bilatérales, les chefs d'Etat français et gabonais ont évoqué les questions relatives à l'évolution des situations de crise au Darfour, en Côte d'Ivoire et en République Centrafricaine.
LE président de la République, qui séjourne à Paris dans le cadre d'une visite de travail en France, a rencontré hier à l'Élysée son homologue français Jacques Chirac. À cote des thématiques spécifiques au maintien de fa qualité excellente des relations entre le Gabon et la France, les deux hommes d'État ont procédé à un examen de la situation du continent visant ainsi l'harmonisation des vues dans la recherche des solutions pacifiques, politiques et négociées aux crises en Afrique.
La situation en Côte d'Ivoire était au centre de l'entretien que le chef de l'État a eu avec les représentants des médias au perron de l'Élysée. Il s'est de nouveau dit convaincu que les protagonistes et les responsables,politiques africains impliques dans la recherche de la paix en Côte d'Ivoire redoubleront d'efforts, pour parvenir à un dénouement heureux de cette crise. Optimiste, Omar Bongo Ondimba a réitéré son souhait de voir les protagonistes œuvrer en faveur du respect du principe et des délais retenus pour la tenue d'élections en octobre 2005.
«Ami de la Côte d'Ivoire», le président gabonais a rappelé l'importance de l'action du comité de suivi, afin d'harmoniser les avancées tant en ce qui concerne le désarmement, dont le début a été fixé au 15 de ce mois-ci, qu'en ce qui concerne les réformes mentionnées dans l'accord de paix de Marcoussis (France) signé en janvier 2003 et renouvelé à Accra (Ghana) le 30 juillet 2004, avec l'adhésion de toutes les parties.
Omar Bongo Ondimba et Jacques Chirac ont «encouragé les Forces des Nations unies et celles de l'Union africaine à faire tout le possible pour que la crise du Darfour prenne fin». Le président gabonais a souhaité l'aboutissement de l'action menée par le président de la Commission africaine, Alpha Oumar Konaré, conjointement avec le président de l'Union africaine, le chef de l'État nigérian Olusegun Obasanjo.
Le président de la République n'a pas caché son émotion en déplorant la détérioration subite de l'état de santé du dirigeant palestinien Yasser Arafat. Il a prié le "Tout-Puissant" afin que son frère et ami recouvre la santé.
BILATERALE• Les retrouvailles entre les chefs d'État français et gabonais, deux amis qui conjuguent leurs efforts en vue de consolider et d'améliorer chaque jour les relations entre leurs deux pays, pour le bien-être des peuples français et gabonais, interviennent au lendemain d'une série d'entretiens qu'Omar Bongo Ondimba a eus avec des membres du gouvernement français. Le développement de la coopération économique et technique a été largement évoqué avec le ministre d'État, ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie, qui a salué la sagesse et l'expérience du président gabonais. Nicolas Sarkozy a, par ailleurs, affirmé le souci de la partie française «de mobiliser ce, qu'il faut pour aider le Gabon sur son schéma de développement».
Une assertion matérialisée par la séance de travail qu'il a eue avec son homologue gabonais, le ministre d'Etat Paul Toungui et le directeur du Trésor «pour voir comment on peut mieux aider encore le Gabon sur la voie de la croissance (...), après les négociations avec le FMI, qui se sont bien passées». Une note de satisfaction que partage Abdoulaye Bio Tchané, le directeur du département Afrique du FMI (Fonds monétaire international), après son entretien avec le chef de l'État, alors qu'une mission de l'institution financière séjourne à Libreville. Il a apprécie positivement le bon déroulement du pro5ramme que le Gabon a signe avec le FMI. Esquissant contexte général favorable de l'économie gabonaise, il a encouragé les autorités de notre pays à poursuivre dans la lancée des «mesures prises qui sont en train d'être appliquées et qui vont dans le bon sens».
Cet élan réformiste que les autorités gabonaises ont initié au sommet pour la réforme de l'État a caractérisé les entretiens que le président de la République a eus avec le ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l'État, Renaud Dutreil. Les deux hommes ont retenu le principe d'une coopération plus efficiente entre les Fonctions publiques française et gabonaise, avec pour objectif la Réforme de l'Etat. « Un Etat efficace, des fonctionnaires qui sont motivés», deux missions d'aide de coopération dans ce secteur arriveront très prochainement à Libreville. Avec leurs collègues gabonais, les fonctionnaires français rechercheront ensemble les principes et les moyens de «mieux gérer les fonctionnaires et mieux développer l'administration électronique qui est souvent un moyen de moderniser nos États».
STABILITÉ • L'action de conciliation de Bongo Ondimba entre les protagonistes des crises en Afrique a été mentionnée par Mme Michelle Alliot-Marie à sa sortie d'audience avec le chef de l'Etat. « Il nous paraît important de pouvoir agir ensemble pour faire en sorte que le continent africain retrouve la stabilité pour ses populations et surtout la paix. »La médiation corollaire des problèmes de Défense, la ministre a évoqué avec le chef de l'Etat « es moyens de développer notre coopération notamment en matière de formation et dans le domaine de la santé.»
Elle a fait état de l'engagement partagé par Libreville et Paris a développer une coopération plus survie sur M. le plan hospitalier de la santé militaire. Pour cela, la rigueur face aux critères en matière de recrutement de personnel dans le domaine de la santé militaire aiderait à une amélioration qualitative de l'action et des techniques dans ce domaine prioritaire de Notre coopération pour l'avenir.
Cet effet de rationalisation des rapports en matière de coopération a été largement absorbé au cours de entretien que Jean-François Copé, ministre délégué à l'Intérieur, Porte-Parole du gouverne ment français a eu avec le chef de l'État. La coopération décentralisée y a é appréciée comme exemple de partenariat bénéfique entre les communes des deux pays. C'est l'autre nom de la décentralisation qui donne de nouvelles compétences pour favoriser les conditions d'émergence d'une administration plus efficace sur le terrain.
« Et puis nous avons également parler des problèmes de l'immigration», a poursuivi Jean-François Copé quia indiqué que «le président Bongo Ondimba a bien voulu appeler (son) attention sur les problèmes qui son rencontrés concernant certaines restructurations notamment les sujets relatifs aux attributions des visas pour les étudiants.» Le ministre Copé a promis passer le message aux autorités compétentes pour que ce dossier soit examiné avec beaucoup d'attention.
Au cours de cette visite de travail le chef de l'État s'est entretenu avec les responsables des institutions internationales l'Unesco et l'AIF qui en matière d'éducation, de formation et des échanges culturels, poursuivent une coopération appréciable avec le Gabon.
Koichiro Matsuura, directeur général de l'Unesco a abordé la question du patrimoine immatériel. Il s'est félicité de l'initiative prise par le président gabonais de ratifier la Convention sur le patrimoine immatériel que la Conférence générale de l'Unesco a adopté il y a un an. Le Gabon est l'un des six pays qui ont ratifié cette convention. Le directeur général de l'Unesco a annoncé la tenue dans les prochaines semaines à Libreville d'une réunion des experts pour examiner les modalités de restructuration du Ciciba dans la perspective de. créer un nouveau Centre régional pour le patrimoine culturel immatériel.
À quelques semaines du sommet de Ouagadougou, Roger Dehaybé, administrateur général de l'AIF, a renouvelé au doyen de la Francophonie son souhait de voir Omar Bongo Ondimba prendre part au Sommet du développement durable qui prendra en compte les problèmes d'énergie, d'environnement mais aussi la problématique de la réduction dE la dette pour les pays du Sud, celles de l'Éducation, des Nouvelles Technologies.