L'ambassadeur de France au Gabon a affirmé, après une séance de travail avec le ministre Onouviet, que les mines constituaient un réel moyen de diversification de l'économie gabonaise.
Jean-Blaise OYONO
LE ministre des Mines, de l'Energie, du Pétrole et des Ressources hydrauliques, Richard-Auguste Onouviet, s'est longuement entretenu, hier à son cabinet, avec le nouvel ambassadeur de France au Gabon, Jean-Marc Simon, sur les perspectives du secteur minier gabonais. Un secteur qui, selon le diplomate français, est extrêmement divers, varié et prometteur.
Dès sa prise de fonctions début septembre, M. Simon a entamé une série de rencontres avec les autorités gabonaises.
"Ici dans ce ministère (des Mines), nous sommes au cœur de la production gabonaise, au cœur de son économie", a commenté l'ambassadeur de France, interrogé par la presse à la sortie de 1 audience.
Est il besoin donc de dire que les grandes lignes ayant constitué l'entretien entre l'ambassadeur et le ministre ont porté sur les principaux constituants de notre économie ? D'abord, le secteur pétrolier dont chacun connaît l'importance, même si la production de l'or noir enregistre une baisse continue depuis quelques années. Ensuite, l'autres questions relevant du domaine minier.
"Ce domaine présente lui aussi un potentiel considérable", a affirmé le Haut représentant de la France au Gabon, ajoutant que les mines constituent un réel moyen de diversification de l'économie (gabonaise)".
Dans ces conditions, l'entretien ne pouvait pas s'achever sans déboucher sur la situation socio-économique générale du Gabon. Concernant la signature de la trêve sociale rendue nécessaire par les contraintes économiques, Jean-Marc Simon a 1ugé qu'elle était une excellente chose pour le Gabon, "dans la mesure où elle a été obtenue par consensus, par concertation, avec à la fois les syndicats des travailleurs, les organisations patronales et le gouvernement (...) Elle représente réellement une prise de conscience de l'ensemble des acteurs économiques", a-t-il déclaré.
LA SOLUTION DU FMI L'ambassadeur a par la suite dit espérer que la trêve sociale ainsi obtenue, permettra de réaliser des mesures d'assainissement, cela dans un climat serein.
Ensuite, il restera un point important au Gabon, a ajouté le diplomate français, celui de résoudre ses difficultés financières. Et la solution est à rechercher dans la signature d'un accord avec le FMI. Malheureusement, quelques retards regrettables ont été observés dans le processus devant aboutir à la conclusion de cet accord tant attendu par les autorités gabonaises.
A ce propos, Jean-Marc Simon a dit espérer qu'un accord stand-by (un accord de confirmation pour régler des questions ponctuelles) pouvant déboucher sur une facilité plurielle pourra, très rapidement, être accepté. Et qu'il permettra au Club de Paris de se réunir, très rapidement aussi, pour obtenir enfin un nouveau rééchelonnement de la dette du Gabon. "C'est véritablement là le problème des finances gabonaises", a conclu le diplomate français.
En cette période difficile pour notre économie, l'arrivée au Gabon d'un nouvel ambassadeur peut-elle être perçue comme une volonté de la France de jeter un nouveau regard sur les ressources du Gabon, et notamment sur le domaine minier de notre pays ? Non, a répondu l'ambassadeur, ajoutant que tous les partenaires étaient les bienvenus, pour le développement de ce secteur important.
Sur un tout autre plan, les activités de l'Association France-Gabon ont aussi été évoquées au cours de l'entrevue entre les deux personnalités, notamment dans la perspective des prochaines journées économiques qui seront organisées à Paris, vraisemblablement en fin d'année, a révélé l'ambassadeur de France. Il faut dire que M. Richard-Auguste Onouviet occupe le poste de vice-président au sein de cette association.