Il leur a demandé d'inviter les populations à se faire inscrire, en vue de la présidentielle de décembre prochain.
A une trentaine de jours de la fin de la première phase de révision des listes électorales, le ministre de l'Intérieur, Clotaire-Christian Ivala s'est entretenu avec les chefs de quartiers de Libreville et d'Owendo.
Un seul point a figuré à l'ordre du jour de cette rencontre: la révision des listes électorales dans la perspective de la prochaine présidentielle. Clotaire-Christian Ivala a voulu s'imprégner du bon déroulement de cette opération lancée depuis le mois de janvier dernier.
Avant de faire des propositions concrètes pour sa réussite, le ministre de l'Intérieur a écouté les uns et les autres et a pris connaissance de leurs difficultés.
Ainsi leur a-t-il rappelé leur mission, laquelle consiste à sensibiliser les compatriotes dans les quartiers, non seulement pour qu'il s'inscrivent sur les listes électorales, pour certains, mais aussi pour qu'il consultent ces listes, pour d'autres. «Soyez le relais du gouvernement», a-t-il déclaré.
Il faut dire que depuis un certain temps, le ministère de l'Intérieur, de la Sécurité publique et de la Décentralisation s'est lancé dans une campagne de sensibilisation des Gabonais, par des messages en langue vernaculaire, dans différents organes de presse, afin de toucher le plus grand nombre.
Mais, au-delà de cette méthode, Clotaire-Christian Ivala a reconnu que les chefs des quartiers sont une des indispensables courroies pour toucher plusieurs compatriotes, d'autant plus qu'ils les côtoient au quotidien.
Le moins qu'on puisse, c'est que la révision ou l'inscription sur les listes électorales connaît quelques difficultés depuis son lancement. En effet, ainsi que nous le savons tous, ces opérations se font habituellement dans les établissements scolaires, lieux facilement fréquentés par nos compatriotes.
Or, en ce moment, il est impossible (sinon inadmissible) de perturber le déroulement des cours. C'est pour quoi, a dit le ministre Ivala, les centres de révision n'existent pour le moment que dans les mairies d'arrondissements.
Devant le message du ministre de l'Intérieur, les chefs des quartiers ont dit qu'ils étaient confrontés aux difficultés de plusieurs ordres. Il y a d'abord le problème de la carte nationale d'identité dont de nombreux compatriotes ne disposent pas.
L'autre problème, et non des moindres, est le manque de moyens logistiques, pour entreprendre des initiatives de proximité. C'est dans ce cadre qu'ils ont proposé au ministre Ivala, la création d'une brigade qui ferait justement du "porte à porte".
Le but étant bien sûr de recenser toutes les personnes des deux sexes en âge de voter, pour pouvoir les inscrire sur les listes. Encore faut-il reconnaître que cette procédure n'est certainement pas la solution appropriée pour freiner le taux d'abstention qui ne cesse d'évoluer à chaque année électorale. Dans ce cas précis, faut-il rendre le vote obligatoire au Gabon ?
Tout en annonçant la date de la deuxième phase, laquelle aura lieu au cours des mois de juillet et août prochains, Clotaire-Christian Ivala a exhorté ses interlocuteurs à faire avec les centres existants.
A noter que si les populations de la )périphérie de Libreville et d'Owendo pourront être informées de ce qui s'est dit à cette réunion, l'information pourrait ne pas parvenir aux oreilles de celles du quartier Venez-Voir.
Cette localité manque d'un chef, depuis le décès de Mme Thérese Nkoulou le 17 novembre dernier. Son fauteuil est en ce moment occupé par l'intérimaire Antoine Mba.