Le ministre des Relations avec le parlement, porte-parole du gouvernement, a animé une conférence de presse hier pour expliquer à l'opinion nationale le travail accompli ces derniers mois par le cabinet Ntoutoume Emane.
LE ministre des Relations avec le parlement, porte-parole du gouvernement, René- Ndemezo'Obiang, était face à la presse, hier au restaurant La Paillote, sis au quartier Louis. Au cours de cette entrevue avec les journalistes, le membre du gouvernement a fait le point de l'action menée ces derniers mois par le cabinet Ntoutoume Emane. De fait, le gouvernement a connu ces derniers temps une activité dense et multiforme, laquelle vient en appui de celle du président de la République, Omar Bongo Ondimba, tant sur le plan national qu'international.
C'est donc pour éclairer la lanterne des citoyens que le ministre René Ndemezo'Obiang a réuni la presse hier. D'emblée, il a relevé que l'information objective de l'opinion constitue pour le gouvernement une mission d'intérêt public. S'agissant de l'action proprement dite du gouvernement, M. Ndemezo'Obiang a tenu à faire observer que le gouvernement s'emploie à remplir ses missions régaliennes avec les moyens dont il dispose. « Nous ne sommes pas un gouvernement de coma. si le président de la République le dit, c'est pour nous inciter à redoubler d'efforts pour satisfaire les besoins des populations », a-t-il dit en substance.
Tout en reconnaissant certaines limites de l'Etat, le ministre René Ndemezo'Obiang a exprimé la détermination du gouvernement à oeuvrer davantage pour le bien-être des populations. Dans ce schéma, a-t-il souligné, le gouvernement a, sous l'inspiration du président de la République, Omar Bongo Ondimba, retenu des axes prioritaires d'investissements, que sont la santé, l'éducation, la sécurité, la justice et l'habitat. Pour le ministre des Relations avec le parlement, la réalisation de certains projets reste tributaire de l'adoption de la loi de finances qui est actuellement sur la table des parlementaires. De même, il a reconnu que la marge de manoeuvre du gouvernement reste réduite, compte tenu du remboursement de la dette extérieure.
Pourtant, il s'est réjoui de la plus value pétrolière. A la lumière de ses explications, il ressort que ce bonus intervenu après l'élaboration de la loi de finances 2004 sera consacré au remboursement de la dette extérieure de notre pays. « Lorsque le gouvernement a élaboré le projet de loi de finances 2004, le cours du baril de pétrole était à un niveau nettement inférieur à celui d'aujourd'hui. Le gouvernement va présenter à l'Assemblée nationale et au sénat un projet de loi de finances rectificative pour tenir compte de ces modifications intervenues et qui se traduisent par un surplus de recettes. Le bonus va être principalement utilisé pour le remboursement de notre dette extérieure. Une autre partie sera utilisée pour régler un certain nombre de problèmes auxquels sont confrontées les populations. sur le plan intérieur », a-t-il expliqué.
QUADRATURE DU CERCLE•De toute évidence, le ministre René Ndemezo'Obiang s'est réjoui de la signature de l'accord entre le Fonds monétaire international (FMI) et notre pays. Un dénouement heureux qu'il a attribue à l'intervention personnelle du président de la République et à la trêve sociale conclue avec les partenaires sociaux. « C'est grâce à l'intervention du président de la République et à la paix sociale que nous avons pu conclure accord avec le FMI », a-t-il souligné, non sans assurer les uns et les autres de la détermination du gouvernement à mettre en oeuvre les mesures annoncées lors de la signature de la trêve sociale.
Manifestement, la baisse des produits de première nécessité demeure une véritable quadrature du cercle. A l'évidence, les commerçants continuent à tenir la dragée haute aux consommateurs. Une situation qui préoccupe à juste titre le gouvernement.« Nous sommes dans une économie libérale. C'est la première difficulté à laquelle on s'est heurté dans l'application de certaines mesures. En principe, la fixation des prix est du ressort du marché. Ce n'est donc pas salutaire que dans un système d'économie libérale que le gouvernement procède purement et simplement par décret à la fixation des prix des marchandises. Ces observations nous ont été faites, même par nos partenaires internationaux avec lesquels nous sommes en négociations », a expliqué le ministre René Ndemezo'Obiang.
Interrogé sur l'arrestation du patron de Vigile service, Hervé-Patrick Opiangah, le porte-parole du gouvernement a dit que l'intéressé a contrevenu à la loi en organisant une manifestation non autorisée devant le palais présidentiel. Il a confirmé qu'une perquisition effectuée au domicile de l'incriminé a permis de saisir une importante quantité d'armes. « La justice est en train de faire son travail. M. Opiangah n'a pas reçu l'ordre du ministère de l'Intérieur d'aller organiser une manifestation devant le palais présidentiel. Ce n'était pas le lieu indiqué pour aller organiser sa manifestation. Quand on réclame la légalisation de son parti, on va s'adresser au ministère de l'Intérieur et non à la présidence de la République », a-t-il dit.