Le mis en cause a été inculpé puis écroué, avec son chauffeur qui, selon le procès-verbal établi par la Police judiciaire, portait à sa ceinture un pistolet et détenait un sac contenant une partie de l'arsenal.
A la suite d'une manifestation non autorisée qu'il a initiée lundi dernier sur le boulevard de l'Indépendance, Hervé Patrick Opiangah serait passé outre à la sommation des éléments de la Police judiciaire (PJ), qui se sont interposés pour stopper la marche. Interpellé de ce fait, les forces de l'ordre ont procédé à une perquisition à son domicile ou elles ont découvert tout un arsenal, qu'elles ont saisi.
De source judiciaire, on prend que c'est à la suite u "refus de reconnaissance" de son parti, l'Union pour la démocratie et l'intégration sociale (Udis), par le ministère de l'Intérieur que le mis en cause et ses partisans avaient décidé de marcher sur le Bord de mer, pour protester contre cette "injustice". Sur les lieux de la manifestation, les éléments de la PJ ont trouvé 4 douilles de calibre 12, attestant que des coups de feu ont été tires par les manifestants.
Aussitôt, une information judiciaire a été ouverte, organisateur de ladite manifestation, sous le contrôle du procureur de la République, laquelle a finalement conduit, après perquisition au domicile de l'intéressé, ceci en sa présence, à la découverte d armes de guerre et munitions de première catégorie.
Au moment de son interpellation en compagnie de son chauffeur, Mathurin Onthala, Hervé Parick Opiangah selon le rapport établi par la PJ, détenait illégalement des armes de guerre (de première catégorie) ainsi que des munitions. Onthala portait, en outre, à sa ceinture un 7/62 "Manurhin" et traînait un sac que lui avait confié son patron contenant également des revolvers de divers calibres, ainsi que plusieurs chargeurs dont l'arme correspondante n'a pas pu être retrouvée. À cela s'ajoutent des grenades défensives.
Les recherches opérées au domicile d'Opangah ont permis la saisie d'un fusil magnum et de quatre autres à pompe, modère 88 M, deux cabres 12 à canon scié, une carabine 44 magnum, à lunettes, en plus de 13 chargeurs de kalachnikov trouvés dans un gilet militaire.
La police soupçonne un des employés, qui cacherait des armes confiées par son patron, et le recherche activement. Au cours de sa déposition, H. P. Opiangah aurait déclaré qu'une partie de cet arsenal lui a été confiée par un ministre de la République en 1993.
L'enquête préliminaire bouclée, les prévenus ont été présentés au 1er juge d'instruction, qui les a inculpés puis placés sous mandat de dépôt. En sus de la détention illégale d'armes de guerre (de 1ère catégorie) dans un lieu public et à sa résidence, Opiangah et son chauffeur sont poursuivis pour attroupement armé et introduction d'armes de guerre sur le territoire national. Affaire à suivre...