Dans une déclaration du Bureau national du parti de Pierre-Louis Agondjo Okawé, cette formation politique, membre de l'Internationale socialiste, invite le président Laurent Gbagbo à «coopérer avec toutes les forces vives du pays et encourage la classe politique ivoirienne à poursuivre les efforts de réunification du pays».
LE Parti gabonais du progrès, formation politique membre de l'Internationale socialiste, a exhorté le président Omar Bongo Ondimba, à oeuvrer davantage pour le retour à la paix en Côte d'Ivoire.
Dans une déclaration parvenue à notre rédaction, suite à ~a réunion du Bureau national élargie aux cadres du PGP, convoquée dernièrement pour analyser les récents développements de la crise dans ce «pays frère et ami», Me Pierre-Louis Agondlo Okawé et les siens en appellent au chef de l'Etat gabonais. «Le Parti gabonais du progrès... exhorte le président Bongo Ondimba, filleul de feu le président Houphouët Boigny et. qui entretient des relations privilégiées avec tous les acteurs politiques de la Côte d'Ivoire, à donner le meilleur de lui-même pour le retour de la paix en Côté-d'Ivoire»..
Appréciant la position stratégique de ce pays en Afrique de l'Ouest, en prenant acte de l'exaspération du peuple ivoirien face à une crise qui perdure, le Bureau national du PGP appelle la France à s'impliquer davantage pour aider ce pays francophone d'Afrique de l'Ouest à «retrouver les conditions d'un fonctionnement régulier d'un pays dans le respect des principes d'un Etat de droit» est-il inscrit dans le document lu par Agondjo Okawé, en présence de son vice-président Benoît Mouity Nzamba.
SOLIDARITE•Ils ont invité également le président Laurent Gbagbo à coopérer avec tontes les forces vives du pays et encouragé dans le même temps toute la classe politique ivoirienne à poursuivre les efforts de réunification du pays pour un retour à la paix.
De ce point de vue, ce parti demande aux acteurs du G7, constituant le groupe de partis politiques signataires des Accords de Linas Marcoussis, d'Accra III de réintégrer le gouvernement de réconciliation du Premier ministre Seydou Diarra, formé au lendemain des discussions inter-ivoiriennes dans la banlieue parisienne, sous l'égide de la France et des Nations unies, notamment. Le PGP encourage et soutient toutes les initiatives tendant à ramener la paix en Côte d'Ivoire afin de permettre une relance économique dans la sous-région.
Il lance un appel à toutes les organisations membres de l'Internationale socialiste et aux amis de la Côte d'Ivoire «afin qu'ils se mobilisent pour manifester plus de solidarité au peuple ivoirien pour qu'il trouve les conditions de paix nécessaires à son épanouissement».
Intervenant tout juste après les évènements malheureux qui se sont produits dans la capitale ivoirienne suite à la réaction française à la suite de la mort de sept militaires français de la force Licorne stationnée entre les belligérants ivoiriens, les responsables du Parti gabonais du progrès traduisent manifestement tout l'intérêt que le PGP, parti ami depuis plusieurs années du Front populaire ivoirien (FPI) de Laurent Gbagbo, porte à la situation qui prévaut dans ce pays frère secoué depuis plus de deux ans par une crise politique majeure et une rébellion armée qui a coupé le pays en deux.
Une crise qui préoccupe la communauté internationale, les partis membres de l'Internationale socialiste et qui aura amené depuis le déclenchement de celle-ci le président gabonais et de nombreux dirigeants africains à déployer des efforts en vue de parvenir à la paix et la réconciliation nationale.
L'exhortation adressée au président Bongo Ondimba de s'impliquer plus que par le passé à la résolution de ce conflit s'inscrit dans cette logique et dans la continuité, mieux, le renforcement des actions qu'il n'a eu de cesse de mener en vue de renouer le fil du dialogue entre le président ivoirien et l'ensemble des autres acteurs politiques. On se souvient qu'en prélude au sommet d'Accra III, d'importantes tractations avaient été menées à Libreville en vue de ramener les forces politiques ivoiriennes à reprendre les discussions au sein du gouvernement de réconciliation.
Dimanche dernier encore, le chef de l'Etat gabonais s'était rendu à Abuja au Nigeria, où il avait pris part en compagnie dé plusieurs de ses pairs africains à la rencontre initiée sur la situation en Côte d'Ivoire par le président Olusegun Obasanjo, président en exercice de l'Union africaine. Celle-ci avait débouché sur le soutien apporté par ces dirigeants à la résolution française d'embargo immédiat sur les armes en Côte d'Ivoire, votée le lendemain par le Conseil de sécurité de l'ONU à l'unanimité des 15 membres.