L'orateur, Joël Pono Opapé, s'en est pris aux médias, notamment à l'Union Plus, avant d'ouvrir le feu sur le PDG et ses responsables. Mais il a été incapable de prouver le contraire des propos avancés par le secrétaire provincial du PDG. Le PGP, ont convenu certains, a manqué une bonne occasion de se taire.
L'Intitulé du document parcouru par Joël Pono Opapé fixait rapidement l'auditoire au cours de son point de presse de vendre dernier, à la salle du conseil départemental de Bendjé : "Réaction du bureau communal du Parti gabonais du progrès aux articles parus dans la presse."
Dans une salle chauffée à blanc où on pouvait apercevoir en première ligne le leader de ce parti, Me Pierre-Louis Agondjo Okawé, l'orateur du jour a donné le ton du point de presse. Après les remerciements de pure convenance à la presse, aux militants et sympathisants ainsi qu'aux pedégistes ayant effectué le déplacement, il est entré dans le vif du sujet qu'il a amorcé par un bref rappel des faits.
Depuis quelques temps, a-t-il entamé, une campagne active de dénigrement du PGP, de son président, Pierre-Louis Agondp Okawé, ses élus en tête desquels Me Séraphin Ndaot Rembogo, est savamment orchestrée à travers certains médias nationaux dont la plupart, selon lui, sont directement ou indirectement à la solde du Parti démocratique gabonais au pouvoir.
Citant d'abord l'hebdomadaire "La Relance" qui, dans sa livraison du 14 au 20 octobre dernier, aurait décelé dans la juste revendication des Portgentillais d'une rallonge significative au budget des fêtes tournantes, "des tendances intrigues et spéculations développées par certains personnages aux vils intérêts inavoués .
Or, a relevé Joël Pono, tous les partis siégeant au conseil municipal et les indépendants ont souscrit, dans un sursaut citoyen, à cette décision. Bien plus, cette requête municipale, aux dires de l'orateur, a été soutenue par le comité provincial de "Gabon Indépendance" que préside le gouverneur de l'Ogooué-Maritime. Par la suite, c'est au tour d'un notre confrère, l'hebdomadaire satirique, "Le Nganga" qui, à ses dires, considère le maire de Port-Gentil comme un partisan de la politique-spectacle.
MANOEUVRES SOUTERRAINES • Aux accusations de notre confrère qui estime que le maire de Port-Gentil fait la part belle à ceux de son parti, Joël Pono a répondu : "Depuis son arrivée aux affaires municipales, dans un souci de rigueur, le maire s'est séparé, de pas moins de cinq de ses conseillers issus du PGP, alors qu'il a conservé ceux du PDG, même les moins compétents qui lui ont été imposés par la co-gestion".
De plus, a-t-il poursuivi, le même maire, "pour moraliser la gestion municipale", a sanctionné jusqu'à la rétrogradation, avec l'obligation d'un remboursement intégral des sommes détournées, plusieurs agents municipaux issus des rangs du PGP. Il en est arrivé à cette conclusion : "Dans un pays où l'on a pris l'habitude de voir ceux qui détournent les deniers publics et les corrompus bénéficier des promotions fulgurantes, on comprend que l'arrivée aux affaires d'un homme de rigueur gêne les tenants de l'ancien système."
Le sommet de ce que le progressiste mandaté qualifie d'hystérie anti-PGP et de ses élus a été provisoirement atteint, pense-t-il, par l'article "tendancieux" paru dans nos colonnes le 11 novembre dernier dans lequel "on laisse sous-entendre que la gestion d'une enveloppe de 1 150 000 000 francs, don du chef de l'État, se serait faite dans l'opacité." Là dessus, de l'avis des observateurs, il n'a pu apporter les preuves contraires des déclarations du secrétaire provincial du PDG, André-Jules Réténo Y'Ombénontory.
Pour mémoire, voici ce que déclarait le pédégiste en chef dans la province, pour répondre au maire qui aurait dit, au cours d'une session du conseil municipal, en son absence, qu'il a géré l'enveloppe avec lui : "Me Ndaot Rembogo a géré seul l'enveloppe du chef de l'État" , avant d'insister : "Le maire de Port-Gentil a géré tout seul cette somme et n'avait de compte à rendre qu'au président de la République."
Pono ne dit nullement le contraire lorsqu'il déclare "Seul ordonnateur des fonds municipaux, le maire rend compte de sa gestion communale au conseil municipal et pour ce qui est de celui hors budget, comme l'enveloppe présidentielle susmentionnée, il ne devrait le faire qu'à qui de droit..." Alors que sous-entendent les propos de l'Orateur qui, visiblement, rejoignent ceux de Réténo ?
Au reste, le président du bureau communal du PGP croit savoir que cette campagne de désinformation et de dénigrement s'inscrit, en réalité, dans la peur de la montée de son parti à Port-Gentil et dans la volonté de faire payer à son leader son refus de rallier la majorité présidentielle pour l'avènement du RSDG (Rassemblement social démocratique gabonais).
Lequel a été combattu en 1990 et qui n'a qu'un objectif "Salir un homme de droiture, l'édile Séraphin Ndaot Rembogo et son parti politique, le PGP, qui sont en train de faire la démonstration que l'on peut, avec un peu de volonté et quelques moyens, développer Port-Gentil, cette ville qui a été délaissée pendant des décennies par le PDG, alors parti unique."
Face donc à ce qu'il appelle "déchaînement médiatique", le PGP condamne énergiquement les manœuvres souterraines et dilatoires tendant à jeter le discrédit sur le maire de la commune de Port-Gentil dont les premiers actes, salués par les Portgentillais de bonne foi, montrent clairement sa volonté de redonnerune dignité à la capitale économique et font aujourd'hui ide cette mairie, " la mieux gérée du pays".
Dans ce qu'il qualifie de "complot ourdi contre la développement de Port-Gentil", Joël Pono salue tout de même l'honnêteté de certains pédégistes qui se sont pour reprendre ses propres termes, désolidarisés de cette entreprise de déstabilisation et qui n'ont cessé de manifester de manière multiforme leur soutien au maire Ndaot et à son action dont ils disent souhaiter quelle se poursuive pour l'essor de la capitale économique et un mieux-être pour ses habitants.