Les manifestations organisées par le PDG se succèdent à un rythme soutenu ces derniers temps. Ce qui de toute évidence témoigne de la volonté de la principale force politique du pays d'occuper le terrain. 2005 n'étant plus très loin.
LA présidentielle de 2005 arrive à grand pas. Et déjà, certains états-majors politiques font valoir leur force et s'engagent résolument à en faire la démonstration sur le terrain. C'est le cas notamment du Parti démocratique gabonais (PDG), dont l'activité est depuis quelque temps marquée par une multiplication d'événements politiques à travers lesquels les responsables politiques dé ce parti manifestent leur volonté d'occuper dès maintenant le terrain, de mobiliser les troupes et de fourbir allègrement leurs armes en vue de l'échéance capitale à venir.
Un "modus operandi" devenu coutumier. D'autant que chaque année précédant une échéance électorale, le PDG anticipe sa rentrée politique tout comme il accroît sa présence sur le terrain. Raison pour laquelle l'on a noté pour 2004 l'organisation de plusieurs manifestations, dont les plus notables sont: lavande rentrée politique du parti, de l'UFPDG et celle de l'UJPDG deux organismes spécialisés du parti, du groupe parlementaire des deux chambres du Parlement, le grand meeting organisé à Lastourville suivi d'une marche de soutien à l'action du chef de l'Etat..., et maintenant les rentrées politiques organisées dans les capitales provinciales.
Que ce soit à Tchibanga, à Libreville, Lambaréné, KoulaMoutou, Port-Gentil, Franceville et à Makokou, les militants du PDG se sont fortement mobilisés pour démontrer que leur parti reste la principale force politique du pays, et que sa vitalité ne s'est nullement écornée, en dépit de toutes ces années passées au pouvoir. Ce qui augurer, manifestement, d'un avenir optimiste.
Il est vrai que le camp présidentiel a toutes les raisons d'être confiant sur l'issue de la future élection présidentielle, il n'empêche que le PDG, sa locomotive, veut se doter de toutes les garanties possibles à même d'assurer à son candidat un plébiscite massif. Pour cela les instances du s'emploient, depuis peu, à développer un discours d'orientation qui s'articule autour de trois axes principaux : le soutien inconditionnel à l'actuel chef de l'Etat dont la candidature est fortement réclamée partout dans le pays et qui du reste ne fait plus l'ombre d'aucun doute aujourd'hui, amener le maximum de .citoyens en âge de voter à s'inscrire sur les listes électorales et, surtout, freiner l'abstention qui est en asse de devenir le principal obstacle des élections au Gabon.
À l'évidence, pour les responsables du Parti démocratique gabonais, il n' y a plus de place maintenant à la spéculation. Le mot d'ordre du parti étant que tout le monde doit désormais prendre conscience de l'importance que revêt la consultation électorale à venir. Le principal parti au pouvoir ayant arrêté une position de principe, en vertu de laquelle tout le monde doit se ranger derrière le candidat naturel pour le représenter l'année prochaine.
Raison pour laquelle, il entend tout mettre en oeuvre pour son triomphe en 2005 et les inscriptions sur les listes électorales de É ensemble des militants à travers le territoire sont à cet égard indispensables non pas seulement pour assurer la victoire de leur candidat, mais bien plus pour le faire massivement et avec une majorité absolue et réconfortante.
Au-delà donc de ces appels à la mobilisation autour du candidat Omar Bongo Ondimba (?), il ne reste plus aux responsables politiques du PDG qu'à convaincre les électeurs en âge de voter de façon qu'ils considèrent les inscriptions sur les listes électorales comme un acte civique qui doit être librement effectué, plutôt que de devoir l'accomplir sous la coercition, comme beaucoup l'envisagent.