Les responsables d'un parti politique gabonais, l'Union pour la démocratie et l'insertion sociale (Udis), ont réclamé samedi la remise en liberté de leur président, écroué depuis un mois pour avoir participé à une manifestation en possession d'armes à feu.
"L'Udis n'est pas un parti armé et son président Hervé Patrick Opiangah ne voulait pas faire un coup d'Etat", a assuré devant la presse le conseiller politique du mouvement, Anicet Ondo Asseko. "Nous demandons aujourd'hui au chef de l'Etat d'user de son arme favorite, le pardon, pour faire libérer M. Opiengah", a-t-il ajouté.
"Nous ne sommes pas des terroristes (...) nous avions organisé cette manifestation pour obtenir la légalisation de notre mouvement, que l'Etat gabonais nous refuse toujours malgré une décision favorable du conseil d'Etat", a poursuivi M. Ondo Asseko.
"Nous ne ferons plus de marche mais nous allons poursuivre notre combat politique en faveur des plus pauvres. Il faudra compter avec l'Udis pour la présidentielle de 2005", a-t-il conclu.
Egalement directeur d'une société de gardiennage privée, Vigile Service, M. Opiengah et son chauffeur avaient été interpellés, en possession d'armes de guerre selon une source judiciaire, à l'issue d'une manifestation non autorisée organisée le 15 novembre devant la présidence pour obtenir la légalisation de son parti.
Tous deux ont été inculpés, notamment pour port d'armes à feu dans un lieu public et participation à un attroupement armé, et incarcérés.
A un an de la présidentielle, le président Omar Bongo Ondimba a sévèrement mis en garde vendredi lors d'un discours ceux qui pensent que "le pouvoir se trouve au bout des armes et non dans les urnes".