La paix "est un bien précieux et le pouvoir se trouve dans les urnes et non au bout du fusil", a estimé, vendredi, le président Omar Bongo Ondimba du Gabon, dans une déclaration à l`occasion de la célébration du 10ème anniversaire des accords signés dans la capitale française pour ramener la sérénité au pays à la suite des contestations de l`opposition lors de la première élection présidentielle pluraliste de 1993.
"Nous devons tous ensemble conjuguer nos efforts pour la conforter (la paix) et construire un développement durable. Notre fierté à tous est d`avoir écrit avec le peuple gabonais une page importante de l`histoire de notre pays.
" Le dialogue, la tolérance et la paix sont notre force.
" Nous devons y faire référence chaque fois qu`il est question de l`intérêt de notre pays", a insisté le président Bongo Ondimba.
Dans la perspective de l`élection présidentielle de 2005, le numéro un gabonais a fustigé le comportement de certains leaders politiques, avant d`avertir qu`aucun désordre ne sera toléré.
Lors de l`élection de 1993, treize candidats s`étaient affrontés et Omar Bongo Ondimba avait obtenu 51% des voix, un résultat contesté par l`opposition, ce qui a entraîné des manifestations violentes dans la plupart des villes du pays.
L`application des Accords de Paris avait été souhaitée par toute la classe politique exceptés certains leaders de l`opposition comme Pierre Mamboundou de l`Union du peuple gabonais (UPG) qui avait mené la campagne pour le "non".
Parmi les avancées dans l`application de ces Accords, il y a eu notamment la mise en place du Conseil national de la démocratie (CND) et la création d`une garde républicaine.
Vendredi, les leaders de l`opposition ne se sont pas présentés à la cérémonie de célébration des accords de Paris, ce qui a quelque peu terni l`événement.