Le président gabonais Omar Bongo Ondimba a lancé vendredi, à un an du prochain scrutin présidentiel, une sévère mise en garde aux mouvements politiques qui pourraient être tentés par le recours aux armes, affirmant que "aucun désordre ne sera plus toléré".
"C'est le lieu d'appeler à la vigilance car certains acteurs politiques continuent de croire que le pouvoir se trouve au bout des armes et non dans les urnes", a déclaré M. Bongo Ondimba à l'occasion des célébrations du 10ème anniversaire des accords de Paris, signés en 1994 pour mettre un terme à la crise née du scrutin présidentiel de 1993.
"Ils commencent déjà à prêcher le recours à la violence au cas où ils ne seraient pas, en 2005, l'élu des gabonais", a-t-il poursuivi. "A ceux-là, je dis (...) attention , aucun désordre ne sera plus toléré", a averti le chef de l'Etat gabonais.
Cette mise en garde intervient après l'incarcération récente, notamment pour détention illégale d'armes de guerre, de Marc Saturnin Nan Nguema, ancien responsable du mouvement d'opposition Congrès pour la démocratie et la justice (CDJ), et d'Hervé Patrick Opiengah, responsable de l'Union pour la démocratie et l'insertion sociale (Udis) et patron d'une société privée de gardiennage.
Signés le 7 octobre 1994, les accords de Paris, qui ouvraient notamment les portes du gouvernement à l'opposition, ont mis un terme à la grave crise politique née fin 1993 au Gabon de la réélection contestée du président Bongo.
Plusieurs partis de l'opposition gabonaise ont refusé vendredi de participer aux festivités organisées pour la célébration de ces accords.