La classe politique et la nation gabonaise célèbrent autour du président Omar Bongo Ondimba, le 10e anniversaire des Accords de Paris. DIX ans après la signature des Accords de Paris le 8 octobre 1994 à la cité de la Démocratie, le Gabon célèbre ce vendredi 17 décembre cet évènement majeur dans la vie politique multipartite gabonaise, après la Conférence nationale de mars-avril 1990. Les accords de Paris signés entre l'Exécutif, sa majorité et l'opposition regroupée au sein du Haut conseil de la résistance, (HCR), ont consacré, au lendemain de la présidentielle de 1993 remportée par le président Omar Bongo Ondimba, et contestée par l'opposition gabonaise, les vertus du dialogue politique inspiré par le chef de l'Etat gabonais, le retour à la paix et à la cohésion sociale, la consolidation de la démocratie, le renforcement de l'Etat de droit. Un devoir de mémoire impose effectivement à la communauté nationale et à la classe politique gabonaise quelles se souviennent qua la suite du premier scrutin présidentiel de l'ère démocratique,-le Gabon notre pays avait connu des soubresauts de nature à entraîner le pays dans le chaos, l'irréparable. Une situation que ne pouvait naturellement as tolérer le président de la République qui, convaincu de la nécessité de préserver la paix, a plutôt choisi la voie sage du dialogue là, où d'autres dirigeants auraient eu recours à des procédés plus musclés. CLIMAT. C'est dans ce contexte que le chef de l'Etat mandate quelques-uns de ses proches collaborateurs pour nouer des contacts dans le cadre de pré-négociations, qui ont lieu pendant deux mois à l'Hôtel Okoumé Palace, puis du côté de la Sablière. Aux premiers rangs des acteurs de ces pré-négociations difficiles intervenant dans un véritable climat de suspicion, de remise en cause perpétuelle, de revirement et autres attitudes des faucons de l'opposition, on trouve Jean-François Ntoutoume Emane, Ah Bongo Ondimba entre autres, du camp présidentiel. Alors que du côte de l'opposition, on comptait Pierre-André Kombila, aidé en cela par feu Simon Oyono Aba'a, pour ne citer que ce dernier. Lesquels vont s employer à ouvrir la voie au déplacement des deux camps politiques vers la capitale française. Pour l'histoire, on retiendra que c'est du 5 au 27 septembre 1994 que les deux parties engagent les discussions, suite à l'appel à «la paix des braves» lancé par le président du PGP, Pierre-Louis Agondjo Okawé. L'un des participants à ces négociations, conduites respectivement par Jean-François Ntoutoume Emane et Pierre-Louis Agondjo Okawé, se souvient du climat surréaliste qui régnait à l'hôtel Concorde Lafayette ou les deux camps avaient pris leurs quartiers. D'autant que les deux premières semaines furent difficiles, tant les uns et les autres avaient du mal à se tendre la main, monter dans un même véhicule, emprunter un même ascenseur, etc. C'est tout dire. SORTIE DE CRISE. Mais au fil des jours, à la suite d'un travail d'approche et de persuasion mené sous l'égide des médiateurs de l'OUA, Kémoko Keita, des observateurs représentant la France, Henri Rethore, celui du Congo, Alphonse Niangoula, du Bénin, Richard Adjaho, de l'Allemagne et de l'Union européenne, VolKer Berresheim et du Canada, Gilles Poirier, que les délégués de l'Exécutif et sa majorité et ceux de l'opposition parvinrent à se mettre autour de la table dans un climat, il faut le rappeler, assez tendu. Puisque, précise un négociateur, l'opposition voulait dépouiller le président de la République, pourtant élu, de ses prérogatives constitutionnelles. Ils parviennent ensuite à éviter les écueils de la division et des luttes fratricides qui auraient pu conduire à une grande tragédie, en se mettant d'accord sur des mesures de sortie de crise, appelés encore, "Accords de Paris" avalisés par le peuple gabonais lors du référendum du 23 juillet 2004 par 96, 48% des voix. Leur signature solennelle en présence du président gabonais, Omar Bongo Ondimba, de l'ensemble des médiateurs, de la classe politique gabonaise, scellera l'union, le retour à une paix durable dans le pays.
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