Jean-François Ntoutoume Emane
(Premier ministre, chef du gouvernement)
« Chacun de nous est appelé à apporter sa contribution... dans l'effort collectif»
« {...}. Les avancées ainsi obtenues, sous votre conduite bienveillante et vigilante, sont, aujourd'hui, autant d'atouts qui nous rassurent quant au maintien et au renforcement en 2005, e cette dynamique de succès, dont je puis vous assurer que le gouvernement et l'ensemble des administrations de la République sauront tirer avantage, pour traduire en actes votre politique»
« Comme nous le savons tous, les défis auxquels notre pays doit faire face sont multiples. Ils interpellent, certes le gouvernement mais également l'ensemble de nos concitoyens. C'est pourquoi, je suis persuadé que si nous voulons aboutir, il importe que notre cohésion et notre solidarité soient inébranlables. En effet, nous ne devons jamais oublier, qu'eh raison de notre situation financière difficile et des enjeux du moment, la voie devant nous mener à la réussite est loin d'être rectiligne. Il nous faut en tenir compte. D'autant que chacun de nous est appelé à apporter sa contribution, si modeste soit-elle, à l'effort collectif.
Pour sa part, le gouvernement de la République, avec les moyens qui sont les siens, s'emploiera à toujours aller de l'avant, pour que les aspirations des populations soient prises en compte, et les problèmes par elles soulevés traités dans l'intérêt bien compris de tous. C'est là un impératif auquel le gouvernement ne saurait déroger »
Georges Rawiri
(Président du Sénat)
« Notre devoir est de préserver jalousement nos acquis » beaucoup reste à faire... »
« La Démocratie est une œuvre de longue haleine. Vous avez su conduire le Gabon dans cette voie, avec courage et détermination. Le peuple gabonais vous en est profondément reconnaissant. Cependant, pour demeurer sur ce chemin que vous avez si heureusement tracé pour le bonheur des Gabonaises et des Gabonais, il nous appartient de demeurer vigilants et lucides. Notre devoir est de préserver jalousement nos acquis. La cohésion de la communauté nationale exige, de chacun de nous, le respect des institutions de la République, que vous avez mises en place, en vue de garantir l'expression des libertés fondamentales. Notre paysage politique doit demeurer celui d'une démocratie
apaisée, car nous devons relever de nombreux défis, ainsi que vous l'avez si justement fait remarquer dans vos différentes allocutions, notamment dans votre message de voeux de la Nation». «Le contexte mondial actuel marqué par l'aggravation de la pauvreté, le difficile maintien de la paix et de la sécurité, notamment dans notre continent, exigent une prise de conscience collective. Le dialogue et le consensus au plan national sont plus que jamais les seules voies permettant d'arriver à s'accorder sur l'essentiel, c'est-à-dire sur l'intérêt supérieur de la Nation.»
Guy Nzouba Ndama
(Président de l'Assemblée nationale)
« Notre pays a progressé même si beaucoup reste à faire... »
« Notre pays a progressé même si beaucoup reste a faire, surmontant les crises de croissance et dépassant les blocages de tous ordres. Il n'a cessé de se renforcer dans ses institutions comme dans ses politiques. Ce qui lui a permis de maintenir un climat de paix et de cohésion sociales, et d'éviter toute tragédie à notre peuple alors que tant d'autres, notamment sur notre continent souffrent de drames et conflits divers ». « Aujourd'hui, le Gabon vous doit de constituer une nation unie et un Etat moderne, doté d'institutions jouant chacune ses missions constitutionnelles. Tout au long de votre mandat, vous avez toujours fait montre de grandes qualités de dirigeant et d'innovation dans les actions que vous menez pour répondre aux aspirations de nos concitoyens, votre dernier message à la Nation étant la parfaite illustration. Voilà ce qui doit être la véritable source d'inspiration de ceux qui sont chargés au quotidien de la mise en œuvre de votre politique.». «Le peuple gabonais vous exprime, par ma voix, les sentiments de gratitude pour l'oeuvre incommensurable que vous avez accomplie, depuis votre accession à la magistrature suprême et de fierté pour l'audience internationale que vous avez su faire reconnaître au Gabon dans le concert des Nations».
Marie-Madeleine Mborantsuo
(Président de la Cour constitutionnelle)
« Vous aviez d'emblée pris le parti de veiller au respect de la Constitution»
«Pour ce qui la concerne, la Cour constitutionnelle se réjouit du soutien que vous ne cessez d'apporter à son action, notamment en étant vous-même le premier à vous soumettre à ses décisions rendues au nom du peuple gabonais. Ce qui nous conforte grandement dans l'accomplissement de notre délicate mission.
Ainsi, avez-vous, d'emblée, pris le parti de veiller au respect de la Constitution, réalisant ,de la sorte que par la vertu d'un exemple venant d'en haut, fruit d'une volonté politique délibérée, il est aisé d'amener vos concitoyens à conformer.
Ce faisant, vous continuez d'administrer la preuve de votre fidélité au serment prêté lors de votre entrée en fonction, serment par lequel vous avez juré de respecter et de défendre la Constitution et l'État de droit démocratique.»
Martin Akendengué
(Premier président du Conseil d'État)
«Libreville a confirmé sa place de plaque tournante incontournable sur tous les plans»
«En effet, grâce à l' image et au climat de paix que vous avez su instaurer au Gabon, Libreville a confirmé sa place de plaque tournante incontournable sur tous les plans, comme ont pu témoigner les nombreuses internationales tenues dans notre capitale et qui ont donné l'occasion à des experts venus d'horizons toujours plus divers, d'échanger des idées et de prendre des décisions devant influer sur le développement de notre sous-région et de l'Afrique, voire du monde.
Messager infatigable du Gabon, vous n'avez ménagé aucun effort pour sillonner le monde, portant toujours plus haut le flambeau de notre pays, répondant aux sollicitations les- plus diverses, ce qui vous vaut la reconnaissance et la haute estime de vos pairs ainsi que celle de la communauté internationale.»
Pierre Marie Dong
(Président du Conseil national de la Communication)
«Mettre en place un Comité national d'égal accès aux médias d'État»
«Une démarche prospective s'impose donc pour faire la démarcation entre l'actualité non électorale, soumise au principe de référence au Code de la Communication, et l'actualité électorale proprement dite. Autrement dit, il ne faudrait pas, comme dans le passé, que la notion d'égalité renvoie à une simple formule mathématique d'insertion d'espace et temps d'antenne.
Il importe également de laisser à chaque candidat, du moins en ce qui concerne l'expression directe, le libre choix des conditions de réalisation de ses messages. Tout comme il serait judicieux d'ouvrir les émissions-débats à toutes les forces vives, et de mettre en place un Comité national d'égal accès aux médias d'État qui comprendrait, outre le CNC, la Commission nationale électorale, les représentants des candidats, les ordres religieux et la société civile.»
Louis-Gaston Mayila
(Président du Conseil économique et social)
«Que nous reste-t-il à faire à la tête de ce pays ?»
«Monsieur le président, ce pays est devenu une nation, une nation solidaire. Mais à cela, je voudrais ajouter une nation prospère. C'est votre rêve, c'est le rêve de tout Gabonais.
Et à la question , que nous reste-t-il à faire à la tête de ce pays ? Je réponds :
Ajouter à la stabilité Politique, à la nation solidaire, grâce à l'unité nationale et à la paix sociale, la prospérité. Il faut que, de ce Gabon, sous votre conduite, on puisse dire "c'est une nation prospère".
Voici le plus, que dis-je ? Voici le nec, que les Gabonais attendent de vous. Que les Gabonaises et les Gabonais attendent de nous tous, qui sommes autour de vous...
Bongo Ondimba a dit !
Le président a dit ! a-t-on coutume d'entendre.
Mais quand Bongo Ondimba dit, que faisons-nous ?
Quand Bongo Ondimba a dit, nous, nous avons fait quoi ?
"That is the question. " »
André-Dieudonné Berre
(Maire de Libreville)
«L'application effective de la loi 15/96 relative à la Décentralisation»
«La gratitude des Librevillois serait feinte, si elle ne se mesurait pas l'importance du challenge relevé sous votre impulsion, et l'immensité du labeur à venir. Au cours de l'année écoulée, nos efforts se sont avérés peu opérants. A ce titre, il est à noter la persistance des attentes de no8`administrés vivant dans les quartiers sous-intégrés, les limites de notre faculté de vaincre l'insalubrité, les difficultés de la municipalité à honorer son devoir de solidarité en direction des couches sociales les plus défavorisées.
Autant de défis dont l'issue reste largement tributaire de la capacité de la commune à s'assumer.
Aussi, Monsieur le président de la République, permettez-moi, au nom de l'ensemble des communes du Gabon, de formuler le voeu de voir se hâter, au cours de cette année 2005, le processus devant conduire à l'application effective de la loi 15/96 du 15 juin 1996 relative à la Décentralisation...»
Basile Mvé Engone
(Archevêque de Libreville)
« Tout ira bien... si le discours cède un peu plus de place à l'action »
«Tout ira bien, comme vous ne cessez de le répéter, si le discours cède un peu plus de place à l'action et lorsque la responsabilité de tous et de chacun est engagée. Et à ce sujet, il est important de distinguer le rôle de l'Etat et des Confessions religieuses et au sein de l'Etat le rôle des différents pouvoirs. Le rôle de l'Etat est avant tout d'assurer la protection et le bien-être des populations. {...}. «Force est de constater que les actions des uns et des autres semblent sinon annihilées du moins purement et simplement neutralisées par des forces d'inertie. Cela met à mal les notions telles que la continuité du service public, la solidarité gouvernementale, le secret professionnel, le devoir de réserve, etc. Cela entraîne aussi une certaine démobilisation et un découragement certain d'une frange de la population».». « A propos de tribalisme, permettez-moi une pente observation. En effet, dès qu'on exerce une haute fonction, qu'on s'entoure de parents, amis et connaissances, dès qu'on défend une cause fût-elle juste, mais dès qu'elle concerne quelqu'un d'autre de votre ethnie, vous êtes tout de suite taxés de tribaliste. On oublie même tous les actes que vous avez posés en dehors de votre communauté, c'est grave ».