La désignation du successeur de Jean- Boniface Assélé n'étant pas encore intervenue, les prétendants qui se bousculent au portillon se livrent une guerre sans merci.
L'INSTALLATION officielle du président du Cercle des Libéraux réformateurs (CLR) le général à la retraite Jean-Boniface Assélé, au poste de ministre du Travail et de l'Emploi intervenue au lendemain de son entrée au gouvernement ne laissait pourtant pas planer de doute, pensait-on en tout cas, quant à son intention de libérer le fauteuil de maire du troisième arrondissement de la capitale qu'il occupait Jusque-là. Ce autant plus que les dispositions légales rendaient incompatibles ses deux fonctions celle de maire et de ministre.
En principe, l'application stricte de la loi aurait dû amener les autorités compétentes à d'abord constater l'absence de fait de l'édile du troisième arrondissement et par conséquent à procéder au remplacement du poste,vacant en convoquant le conseil municipal pour la désignation d'un nouvel édile. Dans le respect bien sûr des accords politiques conclus entre les trois formations politiques de la majorité présidentielle (RPG, PDG et CLR) qui cogèrent cet arrondissement. Lesdits accords attribuant au CLR les postes de maire et de premier maire adjoint. À l'évidence, cette entente offrait donc toute latitude au parti de Jean-Boniface Assélé de choisir parmi les différents conseillers municipaux issus de ses rangs, celui qui doit désormais présider aux destinés de cette mairie.
N'empêche que le choix d'un nouveau maire qui paraissait être a priori un exercice aisé, pose problème apparemment sans que l'on en sache véritablement les raisons. Rien n'est entrepris pour procéder au remplacement du général Assélé et la situation reste pour le moins bloquée, sinon confuse au regard de l'absence d'une autorité désignée ou mieux encore élue. Ce qui fait que l'exécution d'un certain nombre d'actes engageant directement l'autorité municipale, en l'occurrence signer les états de salaire, les actes de naissance, de mariage, etc, est toujours accomplie par l'ancien maire. Et leur caractère légal pourrait, à la limite, être mis en doute.
Du moment que la démission de Jean-Boniface Assélé de son poste de maire a, été constatée, la loi ne lui reconnaissant plus le statut de magistrat, les actes qu'il pose ont-ils toujours un caractère légal ou doivent-ils être considérés comme nuls et de nul effet ? Une question qui interpelle le ministère de l'Intérieur qui aurait dû en être saisi en vue de prendre les décisions qui s'imposent.
De plus, l'imbroglio ainsi créé .a ceci de négatif qu'il engendre manifestement des conflits de compétence entre certains responsables de l'arrondissement qui nourrissent légitimement des ambitions secrètes à occuper le fauteuil de maire. C'est le cas notamment du Secrétaire général et du premier maire adjoint dont l'affrontement ouvert a fini par rompre le climat de sérénité qui lavait cours. L'autorité du premier maire adjoint qui veut s'imposer de facto est chaque fois contestée par les autres responsables influents de l'arrondissement. Toute chose qui devrait décider les autorités compétentes à prendre l'affaire à bras le corps afin de désigner rapidement un, édile pour mettre fin aux supputations et ramener le calme. Les prétendants qui se bousculent au portillon se livrant une guerre sans merci.