Les propos de Me Pierre-Louis Agondjo Okawé, leader du Parti gabonais du progrès tenus lors de sa rentrée politique sonnent comme une mission confiée à tous les militants dans la perspective des échéances à venir.
VIT-ON le début de la fin de l'hégémonie du Parti démocratique gabonais (PDG) dans le premier arrondissement, où la formation politique majoritaire au pouvoir dispose d'un sénateur, un député, dix conseillers; avec à la clé le contrôle de la mairie de cette circonscription politique ? Bien des observateurs se sont posés la question au sortir du rassemblement politique qui a réuni, samedi, les militants du Parti gabonais du progrès (PGP) de la zone autour leur leader charismatique, Pierre-Louis Agondjo Okawé.
Pour marquer la reprise des activités dans la capitale économique, le "vieux lutteur", tenant à redynamiser ses troupes, a solennellement accueilli une enfant prodige, Pélagie Mvou, plus connue sous l'ancienne appellation de Mme Louma. Une militante dont on a vanté l'efficacité sur le terrain et qui avait quitté la barque PGP.
Parce qu'elle devra insuffler une nouvelle force dans l'arrondissement. Me Agondjo Okawé a par ailleurs installé une cellule. Fait rarissime, d'autant que cette tâche incombe le plus souvent au président du bureau d'arrondissement. Le président-fondateur du PGP a tenu à conduire la séance pour saluer l'arrivée de ces hommes et femmes qui viennent de démissionner en bloc de l'Énergie du peuple indépendant (ÉPI) de Fulbert Mayombo Mbendjangoye, lui-même un ancien du PGP.
Un coup dur pour cette jeune formation politique qui attend toujours sa légalisation. Ladite cellule est dirigée par Françoise Mikélé. Le député du troisième arrondissement a aussitôt dévoilé la mission de ces nouveaux "ouvriers de l'alternance" : "Travailler pour faire gagner un sénateur, un député et des conseillers municipaux aux prochaines élections".
Il a reconnu en toute humilité que "nous avons été laminés ici la dernière fois, il faut qu'en 2006 et l'année suivante, la tendance soit inversée". Avis donc aux actuels locataires. Le leader du PGP a profité de la circonstance pour annoncer la tenue du congrès de son parti le 10 mars prochain.
Pélagie Mvou a remercié' a hiérarchie du parti qui l'a à nouveau accueillie, promettant d'oeuvrer pour son renforcement. Pour sa part, le secrétaire général du bureau hôte, Jean-Gilbert Magnoungou, a réaffirmé son soutien à Me Agondjo Okawé.
"Les progressistes du premier arrondissement sont mobilisés derrière le leader du PGP", a-t-il déclaré, remerciant du fond du coeur Me Séraphin Ndaot Rembogo pour l'embauche à la mairie, sous contrat à durée déterminée, des militants progressistes de son arrondissement quinze mois durant.
"Vous avez soulagé bien des familles", a-t-il reconnu. On a appris par ailleurs que c'est l'édile de Port-Gentil qui a financé personnellement les travaux de construction d'une passerelle dans la zone de Massuku-Plaine. Jean-Gilbert Magnoungou a enfin interpellé les bureaux provincial et communal, afin qu'ils sanctionnent "sévèrement et sans complaisance" les militants indélicats et indisciplinés, qui entravent la bonne marche du parti.
L'Union des jeunesses Rendjambé (UJR), par la voix de son président, Jean- Noël Marodi a, en peu de mots, parlé du "travail intensif qui sera fait sur le terrain par une forte mobilisation des jeunes aux fins de relever le niveau du parti dans l'arrondissement et cela dans la perspective dés prochaines joutes électorales".
À la question d'un militant d'en savoir un peu plus sur le limogeage annoncé de deux chefs de quartier, Me Agondjo a, dans sa réponse, indiqué que leur sort n'était pas définitivement scellé. Au cours de cette rencontre tenue sous une forte averse, les participants ont encore suivi le compte rendu des travaux de différents conseils municipaux fait par leurs élus.
Occasion une nouvelle fois pour Dominique Bambala d'inviter les Marigovéens à soutenir le projet de développement de la cite proposé par la municipalité dans le cadre des fêtes tournantes.