Le président gabonais Omar Bongo Ondimba a axé son discours de fin d'année sur la satisfaction des besoins sociaux de populations gabonaises afin de lutter efficacement contre la pauvreté ambiante dans le pays.
Dans un discours de fin d'année publié vendredi à Libreville, Omar Bongo Ondimba a demandé à son gouvernement dont "le rôle est de servir l'Etat dans l'intérêt des populations "d'être plus assidu au travail.
C'est l'unique possibilité de faire face aux "insatisfactions " de la population en matière d'accès aux soins de santé de qualité, à l'éducation et à la protection sociale, a-t-il dit.
"La santé et la protection sociale ont particulièrement retenu mon attention ", a-t-il averti aux membres de son gouvernement.
Le numéro un gabonais a demandé une harmonisation de l'offre de soin de santé par la création d'un régime d'assurance maladie.
"Le système actuel présente des insuffisances et ne répond plus aux besoins de nos compatriotes ", a-t-il relevé.
Conscient d'une telle carence, le Gabon a fait recours aux médecins cubains pour aider la population à accéder à des soins de qualité. Un premier groupe de 20 spécialistes cubains sont arrivés dans la capitale gabonaise la semaine écoulée.
Le président Bongo Ondimba a également annoncé sa volonté de combattre la pauvreté dans son pays par la lutte contre le chômage des jeunes et la lutte contre" la vie chère".
"Il n'y a donc plus besoin ni de grands discours, ni d'autres orientations, ni de nouvelles instructions, ni de quoi que ce soit d'autre pour que le gouvernement prenne le taureau par les cornes ", a-t-il déclaré en s'adressant au gouvernement chargé d'exécuter les différentes stratégies prévues à cet effet.
"J'ai fixé des orientations. J'ai écris des lettres de cadrage. J'ai initié personnellement des projets. J'ai engagé la bataille pour l'emploi. J'ai parlé. J'ai indiqué la voie. J'ai tracé des sillons ", a-t-il rappelé.
Au pouvoir depuis 1967, Omar Bongo Ondimba a toujours accordé une attention particulière aux questions sociales et surtout à la préservation de la paix dans son pays.
L'homme qui a célébré ses 69 ans jeudi pourrait à nouveau briguer une autre septennat lors de la prochaine élection présidentielle prévue en décembre 2005.