Gabonaises, Gabonais
Mes chers Compatriotes,
Dans quelques heures, la première aurore de l'année 2005 se lèvera sur notre pays. La vie de chaque Gabonaise et de chaque Gabonais se déroulera alors sur le cours des 365 jours qui feront 2005. Nul ne sait exactement de quoi sera fait 2005. Mais le passage d'une année à l'autre se veut pour nous tous, instant d'espoir et d'espérance. C'est pour cela que l'on échange des voeux.
Fidèle à la tradition, j'ai plaisir alors à souhaiter à vous tous, mes chers Compatriotes, une bonne et heureuse année.
Pour chacune et chacun, je forme le voeu pour que la santé prenne le pas sur la maladie, les naissances sur les décès, la réussite sur les échecs, les joies sur les peines, les satisfactions sur les préoccupations. Bref, je forme le vœu pour qu'en 2005 le meilleur abonde, écartant de notre quotidien le moins bon.
Je le fais avec conviction et avec coeur, d'autant que je n ignore rien de vos problèmes. Je le fais avec volonté et engagement car mes fonctions de chef d'Etat m'imposent de veiller à l'amélioration constante de vos conditions de vie. Bonne année donc et meilleurs voeux à vous tous.
N'oublions pas pour autant, dans ces moments de réjouissance, d'avoir une pensée forte de solidarité et de compassion pour tous ces pays où une catastrophe naturelle sans précédent vient de semer le malheur et la consternation.
Mes chers Compatriotes,
Mon action à la tête de l'Etat a toujours été marquée par ma détermination à construire réellement le développement du Gabon et à créer des conditions de. vie indispensables au bien-être des Gabonais. u'il s'agisse des équipements, de la santé, de l'éducation, j'ai constamment œuvré en vue de cet objectif en posant avec vous des actes concrets.
Aujourd'hui bien des acquis ainsi réalisés se sont malheureusement dégradés. Et puis certaines choses n'ont pas suivi alors que d'autres besoins sont apparus. Je n'ai alors eu de cesse d'interpeller le gouvernement sur la nécessité de répondre à ces attentes.
J'ai fixé des orientations. J'ai écrit des lettres de cadrage. J'ai défini chaque année des priorités. J'ai initié personnellement des projets.
J'ai engagé la bataille pour l'emploi. Pour ma part, j'ai parlé, j'ai indiqué la voie, j'ai tracé des sillons.
Les insatisfactions demeurent et, aujourd'hui plus que jamais, le temps presse. Il n'y a donc plus besoin ni de grands discours, ni d'autres orientations, ni de nouvelles instructions,- ni de quoi que ce soit d'autre pour que le gouvernement renne le taureau par les cornes. Il lui faut le aire sans tarder parce qu'il doit apporter des réponses concrètes, urgentes, aux attentes légitimes et de plus en plus pressantes des populations et faire avancer les chantiers ouverts que je n'ai pas besoin de rappeler ici.
Je le dis avec d'autant plus de. conviction que pour ma part comme je venais de l'annoncer, lai tout fait, à chacun sa place et à chacun ses responsabilités. 2005 sera à cet égard une année clef.
Après tout ce que j'ai dit, elle doit marquer une étape décisive vers l'ouverture de nouveaux gantiers et la restauration des réalisations qui créent le développement économique et social, facteur de paix et de stabilité. De cela, le gouvernement dont-le rôle est de servir l'Etat dans l'intérêt des populations en a pleinement conscience, je n'en doute pas. Je n'en dirai donc pas davantage.
Mes chers Compatriotes,
Si les domaines sur lesquels le travail du gouvernement doit s'appesantir ne manquent pas, je tiens à dire que celui de la santé et de la protection sociale a retenu particulièrement mon attention. C'est pourquoi l'accès aux soins de santé a fait, au cours des deux dernières années, l'objet de nombreuses réformes. Des initiatives ont été menées à ma demande par le gouvernement. Elles visent l'amélioration et l'harmonisation de l'offre de soin ainsi que la création d'un régime d'assurance maladie. 2005 sera une étape décisive dans la mise en place de ce programme.
Vous savez tous par ailleurs que j'ai toujours voulu pour le Gabon un système de protection sociale universelle parce que couvrant toutes les catégories. Le système actuel présente des insuffisances et ne répond plus aux besoins de nos compatriotes. A la suite des réformes que je lui ai demandé d'entreprendre, le gouvernement vient de me rendre compte de l'important travail accompli, notamment en matière de traitement des pensions.
Il revient désormais au ministre chargé de la Sécurité sociale et aux organismes sous sa tutelle de faire en sorte que le paiement des pensions de tous les retraités des administrations et entreprises du secteur parapublic intervienne au cours du premier trimestre de l'année 2005. Il va sans dire que ce paiement devra désormais être effectué sans rupture, de manière régulière, dans toutes les provinces. Cela obéit donc, comme vous le voyez, à mon souci de soulager les difficultés des retraités et d'améliorer les conditions de règlement de leur pension.
D'autres domaines qui nous tiennent à coeur, notamment ceux de l'emploi et de la lutte contre la vie chère présentent des signes encourageants, au seuil de cette année 2605. Dans le même esprit, vous vous souviendrez que ces derniers temps, j'ai parlé avec insistance de trois projets auxquels j'attachais une importance toute particulière. Ce sont : l'usine de poissons, l'usine de médicaments et la zone franche de Port-Gentil.
Aujourd'hui, je suis heureux de vous annoncer l'achèvement des travaux de construction des usines de poissons et de médicaments et leur mise en fonction très prochainement. Alors au delà de l'espoir qui habite tout homme et au regard de ce que je viens de dire, je vous invite à aborder l'année 2005 avec sérénité.
Mes chers Compatriotes,
Soyons confiants en la volonté du gouvernement à relever le tout premier défi que constitue l'amélioration des conditions de vie. Soyons confiants en sa volonté de faire de 2005 une année de réalisations et de transformations qui donnent du Gabon une image dynamique et rassurante. L'image d'un pas en paix assurément, mais aussi l'image d'une nation en progrès, réconciliée avec son génie et ses capacités
La réalisation de cet objectif demande de la part du gouvernement beaucoup de lucidité, d'efforts, de courage et de détermination. Elle exige aussi l'implication de tous par le travail, et la responsabilité, par l'effort et amour de la patrie, car c'est ensemble que nous allons progresser.
A chacune et à chacun de vous, j'adresse, une fois encore, au seuil de cette nouvelle année mes souhaits les plus sincères de santé et de bonheur. Pour chacune et chacun de vous je forme encore des voeux fervents pour que 2005 soit une année de satisfactions et de paix.
Que Dieu bénisse chacun de nous, qu'il bénisse le Gabon notre cher pays. Qu'il le protège de tous les maux et de tous les dangers.
Vive la République
Vive le Gabon.