Qu'il s'agisse du Vice-Premier ministre Emmanuel Ondo Methogo ou du Premier ministre Jean-François Ntoutoume Emane, la cohérence et l'unité du gouvernement et de toute l'administration ont été reconnues comme nécessité pour l'efficacité de l'action face aux différentes défis qui se posent à notre pays. C'était au cours de la cérémonie qui a eu lieu hier â l'hôtel Intercontinental Okoume Palace.
C'EST hier à l'hôtel Intercontinental .Okoumé Palace que le Premier ministre, chef du gouvernement a reçu les voeux des membres du gouvernement et de l'administration. Ils ont tous répondu présents comme d'habitude. Des secrétaires généraux des ministères, des directeurs généraux du corps administratif,, aux officiers généraux et officiers supérieurs, tous les secteurs de l'administration étaient représentés à cette cérémonie au cours de laquelle Jean-François Ntoutoume Emane était accompagné par son épouse Sophie Ntoutoume Emane.
Parlant au nom de l'administration d'une manière générale, le secrétaire général de la Primature M. Yves O'Wanleley-Adiahenot a souhaité "santé, bonheur et réussite" au chef du gouvernement, à son épouse et au reste de sa famille. Dans le même ordre . d'idées, le vice-Premier ministre Emmanuel Ondo Méthogo qui intervenait au nom du gouvernement a également exprimé à l'endroit de Jean-François Ntoutoume Emane et sa famille, des voeux de "santé, bonheur, prospérité, longévité et réussite pour l'année 20U5".
M. O'Wanlele a, dans le cadre du bilan de année écoulée, exprimé un sentiment mitigé de frustration et d espoir. Frustration à cause de l'échec au départ du projet de loi portant Statut général de la Fonction publique, puisqu'il avait été d abord rejeté parla Représentation nationale. Espoir parce que lé 29 décembre 2004, le Conseil des ministres l'a à nouveau adopté et désormais il est reparti au Parlement.
Espoir aussi grâce à la création et l'installation de la Commission nationale de la Lutte contre l'enrichissement illicite où l'on retrouve des hauts fonctionnaires. Espoir enfin avec la signature des accords entre le Gabon et Microsoft. Accords pour lesquels le secrétaire général a remercié le chef de l'État Omar Bongo Ondimba et le gouvernement, qui pour avoir entrepris les premières démarches, qui pour avoir su les conduire à terme.
Évoquant le cadre de travail, en "décrépitude avancée" de la plupart des administrations, le secrétaire général de la Primature a souhaité que l'État s'engage aussi dans l'édification d'ensembles administratifs modernes et fonctionnels qui regrouperaient tous les services...
AVANCÉES • Pour sa part, le vice-Premier ministre Emmanuel Ondo Methogo a relevé que l'année 2005 sera cruciale, pleine d'incertitudes pour les populations. «Ces incertitudes, a-t-il dit, nous devons les aplanir pour les transformer en espoir et en espérance afin de donner un éclaira à l'horizon, au regard du bilan qui a été fait de l'année 2004.» Le patron de. l'Aménagement du Territoire a également souligné que sur le plan politique, 2005 sera déterminante à cause de l'élection présidentielle qui aura lieu en décembre prochain. C'est pourquoi, il estime que le gouvernement doit travailler sans relâche afin de consolider et maintenir le président de la République Omar Bongo Ondimba a la tête de l'État.
Revenant sur le bilan de l'année 2004, la deuxième personnalité du gouvernement a reconnu que beaucoup d'avancées ont été certes obtenues dans la mise en oeuvre de la politique impulsée par le chef de l'État, mais il reste encore nombre de choses à faire. C'est dans cette optique que le vice-Premier ministre a prôné plus de solidarité au sein de l'équipe au nom de laquelle il parlait.
Évoquant l'efficacité des actes posés par celle-ci, Ondo Methogo a évoqué la "nécessaire cohérence" de l'action gouvernementale. «Pour que les succès enregistrés par notre équipe, a dit l'orateur, soient mieux perçus par nos populations, il est important que les politiques sectorielles convergent vers un idéal commun de développement global du pays. Car en l'absence d un cadre d'harmonisation, de concertation et de mobilisation de l'ensemble des énergies pour la mise en oeuvre des différents programmes, il est évident que des doubles emplois, des chevauchements, des concurrences inutiles entre intervenants, des pertes d'énergies et des gaspillages de fonds, seraient inévitables et finiraient par anéantir les efforts entrepris.»
Le Premier ministre qui intervenait en dernier lieu a d'abord souligné que l'année 2004 aura été pleine pour le gouvernement. En ce sens qu'il a enregistré des "résultats tangibles et forts encourageants". Jean-François Ntoutoume Émane qui a fait un discours mobilisateur , est revenu à son tour sur l'indispensable solidarité gouvernementale.
SURSAUT COLLECTIF • Il a essentiellement dit que le gouvernement doit à la fois reposer sur une plus grande cohésion au sein de l'équipe qu'il dirige. «Chaque ministre, a dit le locataire de l'immeuble du 2-Décembre, doit avoir présent d l'esprit que les résultats obtenus parle gouvernement ne sont rien d'autre que la somme d'un travail collectif de ses membres.» Et de poursuivre : «Nous devons ensemble assumer nos succès et nos insuccès, et non indexer tel ou tel (…) Discipline, patriotisme et solidarité doivent donc caractériser les uns et les autres dans l'application des décisions prises par le chef de l'État ou arrêtées en Conseil de ministres.»
En outre, Jean-François Ntoutoume Émane a invité non, sans vigueur, tous les serviteurs de l'État, à un degré ou à autre, d'entendre maintenant le président de la République qui a déjà tout dit et qui a déjà donné toutes les orientations". Il a convié les uns et les autres à plus de disponibilité, plus de créativité, plus d'intelligence, plus d'abnégation; plus de constance dans l'effort, et plus d'efforts au travail.
À noter que le chef du gouvernement a conclu son discours sur un ton hautement électoraliste : «À l'aube de cette année électorale, j'en appelle donc à un sursaut collectif pour faire face aux défis actuels et aux enjeux futurs, derrière le chef de l'État Omar Bongo Ondimba qui, le 4 janvier a appelé à une remobilisation générale de toutes les énergies, de toutes les forces vives de la nation, pour travailler au développement de notre cher pays, le Gabon.» Gageons que les Gabonais répondront positivement à cet appel.