La présidente de la Cour Constitutionnelle Marie Madeleine Mborantsuo a appelé mardi ses compatriotes à respecter les principes de l'unité, de l'indivisibilité et de la souveraineté de l'Etat à quelques mois de l'élection présidentielle prévue en décembre prochain.
"La Cour Constitutionnelle a toujours réprimé avec la plus grande fermeté toute violation voire toute velléité d'atteinte à ces principes en sanctionnant sévèrement ceux de nos compatriotes qui à l'occasion des élections se placent délibérément dans l'illégalité s'arrogeant même l'exercice de la souveraineté nationale en lieu et place des institutions républicaines", a prévenu Mme Mborantsuo.
La contestation par l'opposition des résultats de l'élection présidentielle de 1993 remportée par Omar Bongo Ondimba avait provoqué des émeutes à Libreville et Port-gentil.
La classe politique gabonaise s'était retrouvée à Paris pour un dialogue inter-gabonais qui avait abouti à la signature en fin 1994 des accords de Paris qui mirent fin à cette crise.
La présidente de la Cour constitutionnelle du Gabon a prononcé ce discours lors d'une cérémonie relative à la rentrée 2005 de cette institution.
Le chef de l'Etat gabonais, Omar Bongo Ondimba a participé à cette cérémonie en sa qualité de président de la magistrature suprême du pays.
Selon certains observateurs locaux, M. Bongo Ondimba qui achève son premier septennat en décembre 2005 pourrait briguer un autre et tenter de se succéder à lui-même.
De nombreux appels fusent à travers tout le pays pour demander sa candidature. Fin homme politique, le président Bongo Ondimba n'a jamais réagi à ces appels.
Créée en 1990, la Cour Constitutionnelle compte neuf membres élus pour sept ans renouvelable une fois. Elle proclame les résultats des élections présidentielles, législatives et municipales.