LIBREVILLE, 19 jan (AFP) - 20h36 - L'opposant Pierre Mamboundou, président de l'Union du peuple gabonais (UPG), a refusé samedi à Libreville l'idée d'une participation de son mouvement au gouvernement d'ouverture proposé début janvier par le président Omar Bongo.
"Nous ne sommes pas concernés par tout le débat actuel" sur le gouvernement d'ouverture, a expliqué le dirigeant de l'UPG au cours d'une cérémonie de présentation de voeux à laquelle assistait un journaliste de l'AFP.
"Après qu'ils aient fraudé, triché et atteint 100 députés à l'Assemblée nationale, ils tendent la main à quelques lapins en quête de carottes", a ironisé M. Mamboundou en référence à la large majorité acquise par la mouvance présidentielle à l'issue des législatives des 9 et 23 décembre derniers.
Le Parti gabonais du Progrès (PGP, 3 députés) du maire de la cité pétrolière gabonaise Port-Gentil, l'avocat Pierre-Louis Agondjo Okawe, s'était également déclaré hostile le 16 janvier à une participation de sa formation à un éventuel gouvernement d'ouverture.
Le premier parti d'opposition, le Rassemblement national des Bûcherons (RNB-RPG, 7 députés) du maire de Libreville, Paul Mba Abessole, apôtre de la "convivialité" avec le régime en place, s'est en revanche déclaré favorable à cette ouverture.
"Notre intérêt, c'est la transparence électorale", a par ailleurs affirmé M. Mamboundou, qui avait affronté le président Bongo lors du deuxième tour de l'élection présidentielle de 1998.
Député sortant d'une circonscription du sud du Gabon, le chef de file de l'UPG était à la tête des partis d'opposition qui avaient appelé au boycottage des législatives, dénonçant un manque de préparation et des risques de fraude électorale.
Son parti, qui détenait dans l'ancienne législature deux sièges à l'Assemblée sur 120 députés, n'a désormais plus aucun député. La mouvance présidentielle forme de son côté un groupe de 103 députés, dont 86 pour le seul Parti démocratique gabonais (PDG), la formation du président Bongo.
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